Mon monde, mon âme et le reste

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L'obsolescence de l'homme. Tome 2,Sur la destruction de la vie à l'époque de la troisième révolution

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Il ne suffit pas de changer le monde.
Nous le changeons de toute façon.
Il change même considérablement sans notre intervention.
Nous devons aussi interpréter ce changement pour pouvoir le changer à son tour.
Afin que le monde ne continue pas ainsi à changer sans nous.
Et que nous ne nous retrouvions pas à la fin dans un monde sans hommes.
"

 

Beau descriptif pour ce livre philosophique qui traite de la déchéance de la vie quotidienne. Notre condition humaine est attaquée de façon subtile et violente. Le parcours est classique : la première partie traite de notre rapport aux machines avant d'enchainer sur une seconde qui traite du rapport de notre vie quotidienne envers les médias et les technologies de l'information. La troisième partie est plus spirituelle, il y est question du sens de l'existence d'une foi. Il y critique la possible existence de Dieu comme étant une marque de grande déchéance et non comme une possibilité salvatrice.

La quatrième partie est une analyse politique et morale de l'existence de la bombe atomique. Cette partie est la plus curieuse et la plus intéressant du livre à mon humble avis. On s'y amuse autant qu'on apprend des choses bien utiles et passionnantes.

Enfin le livre se termine sur une cinquième partie qui est plus une introspection de l'auteur quand aux solutions qu'il propose.

Un constat de la déchéance arrivée.

Impossible de nos jours de ne plus être informé de quoi que ce soit, même si on le voulait il ne serait pas possible de ne rien savoir. C'était le constat d'Anders Gunther et ceci dés le début des années 1970. Internent n'existait pas et sa critique la plus raveuse était déjà née. Une vision moderne viscérale, il suffit de lire les propos sur la mode, la publicité, la modernité pour se rendre compte que rien n'a changé, que rien ne changera peut-être. Un pessimisme béant, une plaie indélébile qui au contraire de se refermer, devient plus béante au fur et à mesure du temps qui s'écoule.

Heureusement qu'il y a toujours la littérature pour apporter un peu d'optimiste, et c'est assez rigolo que ce soit, dans ce livre là, Beckett qui en ait la mission.

Un livre solide mais abordable dans son propos qui est écrit dans un langage plus conventionnel qu'universitaire.

Utile et brillant et surtout quelle modernité pour des écrits qui datent de 1976.

Effrayant mais tellement puissant.

 



25/09/2015
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