Mon monde, mon âme et le reste

Mon monde, mon âme et le reste

Cinéma : Valentin Valentin

 

 

Synopsis :

Dans ce « fenêtres sur cour» qui se déroule dans un petit immeuble parisien, tout un monde hétéroclite gravite, s'aime, s'observe sans toujours se voir. C'est là que vit Valentin, jeune homme mélancolique, charmant, partagé entre sa maîtresse au tempérament insatiable, les trois jeunes filles du cinquième étage qui tournent autour de lui, une gardienne démonstrative et une belle chinoise dont la présence dans la maison d'en-face l'intrigue et le fait rêver.
A quoi pense-t-il ? Que dissimule-t-il ? Que cherche-t-il ?
Valentin invite tous ses voisins à sa pendaison de crémaillère, sans se douter qu'il déclenche ainsi une spirale de violences...

Pascal THOMAS a réalisé, avec cette œuvre, un film imparfait mais que j’ai adoré et ceci pour une multitude de sublimes raisons. L’esprit Hitchcockien, qui flotte tout en son long, rend évidemment ce film indispensable à mes yeux, surtout que la maitrise face à que le maitre peut produire tient plutôt bien la comparaison. Ce mélange de légèreté, de dramaturgie, de folie, de drôlerie, d’absurde et de décadence est teinté de la patte de son auteur et comme c’est ce que son public adore par-dessus-tout chez lui, il va encore être conquis et pourquoi pas quelques autres spectateurs étrangers à ce cinéma-là.

Le décalage qui existe avec les réalisations contemporaines de ce genre de productions est aussi quelque chose qui ajoute un charme fou à cette œuvre. Comme s’il fallait que le public soit hypnotisé pour des raisons aussi larges que gourmandes.

L’intelligence du récit, la subtilité des dialogues, la beauté incandescente des images, la profondeur de la réalisation sont des ingrédients qui nous embarquent pour ne plus nous relâcher jusqu’à la fin de ce film appréciable et apprécié.

Alors oui parfois c’est un peu trop le bordel et incohérent mais qu’importe les petits défauts tant qu’il y a les grandes qualités.

Un film d’auteur frais et neuf qui mérite amplement le déplacement et ceci autant pour sa richesse narrative, que pour sa maitrise technique et que pour la grande performance d’ensemble de ses acteurs et je ne dis pas cela, qu’à cause de la présence fantasmagorique d’une Marie GILLAIN souvent dénudée.

3.7/5



22/01/2015
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