Mon monde, mon âme et le reste

Mon monde, mon âme et le reste

Cinéma : Mon roi

 

Synopsis :

Tony est admise dans un centre de rééducation après une grave chute de ski. Dépendante du personnel médical et des antidouleurs, elle prend le temps de se remémorer l’histoire tumultueuse qu’elle a vécue avec Georgio. Pourquoi se sont-ils aimés ? Qui est réellement l’homme qu’elle a adoré? Comment a-t-elle pu se soumettre à cette passion étouffante et destructrice ? Pour Tony c’est une difficile reconstruction qui commence désormais, un travail corporel qui lui permettra peut-être de définitivement se libérer …

 

Il y a dans le cinéma de Maïwenn, une incandescence que l’on ne trouve nulle part ailleurs dans notre cinéma hexagonal et même dans le cinéma de par le monde. Il y a bien quelques films coréens qui peuvent contenir ces ingrédients enflammés, mais pas trop ailleurs sur le planisphère du monde.

Et son monde a de quoi donner le tournis tant il apporte des sentiments que l’on ne tutoie que rarement. Des sentiments qui font du bien. Des sentiments qui balaient notre circulation de flux un peu trop statique et endormie. Des sentiments qui galvanisent au-delà du nécessaire vital.

Des sentiments qu’il faut connaitre au point de ne pas savoir ce qu’est la vie dans sa sublimation la plus extatique. Que l’histoire d’amour qu’elle nous comte ici, soit sommes toute banale, est une évidence. Que tout soit la somme d’une simplicité désarmante est aussi d’une logique implacable.

Oui, mais voilà c’est ça la magie de cette femme, faire de l’unique avec le matériau de base le plus simple qu’il soit : l’amour, le mélange, le conflit, la tristesse, la joie…

Ce n’est pas un film qui se déroule sous nos yeux, c’est nous qui vivons à travers l’écran.

Ce sont nos sentiments qui se baladent à travers les échanges entre un Vincent CASSEL magnétique et une Emmanuel BERCOT hypnotique. On est ravagé par ces flux qui vont et viennent.

On est jaloux de ces dialogues écrits sous le sceau de la matière miraculeuse.

On est ébloui par la beauté des images et des déplacements.

On est en extase de bonheur devant la folie simple que l’on partage entre nous et eux.

On est amoureux de ces personnages qui nous aimantent bien au-delà de la fin de la séance.

On est tout simplement heureux d’avoir assisté à cette projection tout simplement.

Alors oui ce n’est pas parfait d’un point de vue d’assemblage et de cohérence parfois, mais pourquoi s’emmerder a souligner les quelques défauts d’un grand moment de bonheur ?

Un film à voir, pour ce qu’il apporte de visible, ce qu’il distribue d’invisible et surtout de l’inutile qu’il se dispense de partager.

4/5



19/10/2015
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