Mon monde, mon âme et le reste

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Cinéma : Journal d’une femme de chambre

 

Synopsis :

Début du XXème siècle, en province. Très courtisée pour sa beauté, Célestine est une jeune femme de chambre nouvellement arrivée de Paris au service de la famille Lanlaire. Repoussant les avances de Monsieur, Célestine doit également faire face à la très stricte Madame Lanlaire qui régit la maison d’une main de fer. Elle y fait la rencontre de Joseph, l’énigmatique jardinier de la propriété, pour lequel elle éprouve une véritable fascination.

 

 

En prenant le pari d’adapter « Le journal d'une femme de chambre d'Octave Mirbeau », Benoit Jacquot a pris des risques qui se sont avérés grandement payants. C’est bien simple, l’ensemble des éléments de cette brillante œuvre est de très grande qualité et d’une profondeur rare.

 

Le détail, qui a été pour moi le plus plaisant, est la réussite de cette plongée dans le temps avec cette chronique sociale du XXe siècle. L’atmosphère est si bien rendue que l’on a l’impression de vivre à l’époque de ce temps.

Les attitudes, les dialogues, les images sont proches d’une certaine perfection.

La narration rendant le récit palpitant ce qui pouvait exister dans certaines adaptations du passé.

Tout ça ne pouvait exister que si la performance de son actrice principale était à la hauteur et que c’est bien le cas. Mais si Léa SEYDOUX prouve que ce n’est pas que la fille de, mention spéciale à Vincent LINDON qui lui offre une réplique aussi spectrale et sidérale. De la haute performance comme il faudrait qu’il en existe plus souvent. Les seconds rôles n’étant pas en reste et même au contraire.

La technique n’est pas en reste puisque le traitement des plans-séquences est brillant et le cadrage en gros plan aussi. Applaudissements nourris pour le choix audacieux du traitement de la voix off

La dureté du propos n’était donc pas altérée et comme c’est ce sel qui donne tout le sens à ce film…

Et tout ça donnant une image sublime.

Un film, élégant, remarquable et remarqué, qui procure à son public un ensemble de jolis sentiments pendant toute sa durée et même au-delà puisque tout m’a habité longtemps après avoir quitté la salle et même encore un peu lors de l’écriture de ce billet.

Comme dirait Roland BARTHES, ce n’est pas grand-chose, c’est final et c’est TOUT.

4.1/5



06/04/2015
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