Céline MINARD : So Long Luise - Mon monde, mon âme et le reste

Mon monde, mon âme et le reste

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Céline MINARD : So Long Luise

Blog de carlitablog :Tendance et Rêverie, Rentrée littéraire 2011 : Céline MINARD : So Long Luise

Présentation de l'éditeur

Au soir de sa vie, une femme écrivain mondialement connue reprend une dernière fois la rédaction d'un texte auquel elle travaille depuis plusieurs décennies : son testament. À l'occasion de cette « dernière copie » la narratrice revient sur son enfance, les raisons de sa conversion à l'anglais comme « contre-langue de création », son éblouissante rencontre avec Luise, sa compagne de cinquante années, leurs villégiatures en Angleterre, en Irlande, en Italie, leur installation en Suisse, leur vie commune, réelle et fictive. Autant de lieux et de temps réinventés où elles ont croisé toutes sortes de personnages truculents, fait les quatre cents coups et partagé leurs aventures dans les bois autour des étangs avec des nains, des carpes, des boucs et des fées. De ce vrai-faux testament métamorphosé en récit de souvenirs résulte un roman intensément poétique, érotique et ludique, où l'inventivité et la somptuosité de la langue sont portées à leur point d'incandescence. Car « nous ne possédons rien, si ce n'est la puissance et, peut-être, le talent de recréer, allongé sous un saule dans un fauteuil articulé, ce que nous avons soi-disant déjà vécu ».

 

 

Mon avis

 

Cette année ma rentrée littéraire va être brève, 4-5 livres maximum car à chaque fois, rien qui me renverse et comme le temps est précieux. David F, critiqué précédemment avait été une calamité, il fallait donc un livre avec un minimum de qualité pour la quiétude de mes sens.

Mais comme je n'y connais rien en littérature moderne, il me fallait le conseil de mon gourou dans le domaine et c'est ainsi qu'il me conseilla deux œuvres dont celle-ci et en s'engageant sur une qualité minimum s'il vous plait.

Et là on a frôlé le drame, car oui la première phrase du bouquin peut permettre, en cas de lecture face à une fenêtre ouverte, de l'y jeter avec force.

La voici afin que chacun puisse apprécier la dureté de la chose :

« J'ai choisi cet hôtel pour la multitude de libellules déprimées qui baguenaudent autour des piliers entre les roseaux - bleu Porsche, ahanant du coffre avec une pulsation de métronome, pour ses trompettes aussi, qui poussent en paillasse dans les bois, pour le blé à tige bleue, à tête d'or, qui nappe la colline au loin jusqu'aux premiers jours d'aout, et parce que j'apprécie, quand j'arrive à faire les six cent pas quotidiens qui me sont prescrits, de croiser un tapis de cinq fleurs de petits liseron posé sur un bout de ravine sèche à coté d'une merde fraiche. »

 

Un style proustien mais comme la dame n'est pas Proust...

Le style est donc rabelaisien dans la lourdeur de la phrase, de temps en temps pas toujours, autrement elle use d'un mélange de langue, quelques termes anglais se pointent dans l'histoire comme une sorte de cheveu sur la soupe, les personnages se croisent, s'entrecroisent, la narratrice se raconte, ou le narrateur d'ailleurs, le mystère fait que l'on ne sait pas vraiment...

Voilà à peu près les ingrédients de la recette. Mais n'y voyez pas que de la critique car il y a aussi de l'érudition, un certain sens du risque, une certaine rêverie et une amélioration au fil du roman.

Et puis comment ne pas trouver magnifique cette offrande d'un amour via la lettre testamentaire.

Une déclaration d'amour tel un conte de fée moderne, rock et punk à la fois. Comme s'il fallait faire sortir la bête qui dort dans le cœur de notre belle écrivaine.

Un livre à lire tant il sort des sentiers battus et comme ce qui est rare est précieux...



22/09/2015
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