Mon monde, mon âme et le reste

Mon monde, mon âme et le reste

Sur une idée de Frédéric B avant l'apocalypse : 94 : American Psycho de Bret Easton Ellis

 

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Sa parution, en 1991, était déjà annonciatrice de la grande modernité de ce livre. D'un contenu effrayant, il décrit de façon très imagée une violence assez hideuse à regarder. Et pour ne pas répugner son lecteur, ce descriptif est atténué par des chroniques musicales et de modes.

Le héros de cette œuvre est un psychopathe qui travaille dans le temple de la finance, Wall Street.

Sa vie est totalement celle des gens qui font comme lui : vie facile et déjantée, fréquentation de jolies femmes, de restaurants luxueux, belles voitures et évidemment possession des vices les plus extrêmes. La tuerie et le viol en tête de gondole de ses actes favoris.

Le point glaçant du roman est le fait que l'ensemble de ses actes, qu'ils soient positifs ou plus cruels, sont traités selon le même mode d'analyse. Sa vie contient aussi bien les bons que les mauvais actes et ceci de façon uniforme. Et comme le système est parfaitement en équilibre, aucun jugement ne se fait puisque tout est quasiment toléré, ou du moins compréhensible.

La violence permanente et surtout si violente donne un ton spécial au style de l'écriture de l'ouvrage.

C'est donc ce décalage qui fait l'essence même de ce livre et qui donne une belle part à l'innocence malgré les choses horribles qui se vivent de façon parallèle.

Un livre puissant, moderne et torturé, qu'il faut lire de façon hautement impérative.

 



11/01/2014
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