Mon monde, mon âme et le reste

Mon monde, mon âme et le reste

Mon journal du jour : 19-01-2014 et son tableau

Je ne sais pas si échapper à la mort est un truc bouleversant mais voir une voiture arriver sur votre trottoir, fracasser 4 voitures et se stopper à 25 cm de vous le tout dans un vacarme assourdissant est une expérience que je ne souhaite à personne. De toute façon comme je ne regardais rien, je n’ai juste eu que le loisir de trembler après tout ça. Mais bon l’après-midi vincennoise s’était merveilleusement bien déroulée car Mr GILLES et aussi formidable que sa famille. Bref il me reste à me remettre de mes émotions et de choisir un tableau, un texte et une musique qui sont en adéquation avec mon état étrange du moment.

En dépit de la vie de chacun des individus composants notre planète, tout le monde s’est posé ou se posera un jour les questions fondamentales : sur son existence et son au-delà.

Ma provenance d’origine ? Le sens de ma direction ? Quand et comment sera ma fin ?...

A ces questions universelles, deux canaux principaux semblent un guide pour des réponses possibles : la foi et la métaphysique.

Si on analyse ces question, on voit aisément qu’elles n’ont pas de réponses évidentes, certaines et démontrées  et même à l’inverse chacune ouvre sur des questions nouvelle et ceci à l’infini.

Une des béquilles pour nous porter vers plus de clarté est l’existence des mythes. Ces objets étant liés entre eux, ils constituent un ensemble que l’on connait sous le nom de mythologie.

Le socle commun à toute mythologie est de répondre en partie aux questions posées ci-dessus :

Origine du soi, du moi, du monde, du genre humain et en poursuivant : de la fin, de la mort et de l’au-delà. Cette limite atteinte, les partisans vont se séparer, pour tenter de trouver les réponses, entre l’inconscient profond et abyssal et la foi.

Pour ma part, j’ai toujours refusé de trancher car il y avait de la place pour chacune des deux considérations et surtout parce que, pour ma part, elles sont totalement complémentaires.

Si vous êtes un fervent lecteur de ce site, vous savez parfaitement que mon idole absolue est Saint AUGUSTIN. Ses fameuses Confession sont juste un miracle.

Sa doctrine démontre clairement qu’une passerelle existe entre ces deux mondes :

La raison et la foi.

Pour Augustin, la vraie philosophie coïncide avec la vraie religion : toute vérité se trouve en Dieu, et il n'y a que par la foi que nous pouvons espérer accéder aux Idées immuables.

 L'âme humaine faite à l'image divine, contient la vérité en elle. Augustin voit dans la pensée, la connaissance et l'amour humains le reflet fidèle de la trinité divine. Le chemin vers la vérité est donc celui d'une introspection éclairée par l'intelligence et par la foi, l'un n'allant pas sans l'autre.

 Le libre arbitre.

La racine du mal est dans l'âme, dans la volonté libre de non dans les désirs du corps que l'âme peut contraindre. Il est la punition du péché originel que seule peut racheter la grâce, c'est-à-dire le pardon et l'amour de Dieu. Augustin montre que la vraie liberté est le libre arbitre éclaire par la grâce : c'est en désirant Dieu que je suis au plus près de moi-même. La foi est donc une adhésion de l'âme qui nous fait saisir les principes premiers et nous met en possession de la vérité mais aussi de la paix intérieure, de la béatitude qui est jouissance de Dieu en nous.

  

La cité terrestre et la cité céleste.

Augustin a écrit La Cité de Dieu en réponse aux accusations des païens qui rendaient le christianisme responsable de la chute de Rome prise par les Vandales. Alors que l'histoire était jusque-là conçue comme cyclique, cette œuvre fait de lui le fondateur de la philosophie de l'histoire comme devenir orienté : le règne terrestre de la cité de Dieu suppose qu'elle s'édifie d'abord dans le cœur de chacun. Mais ne poursuivant que des biens terrestres, les Romains n'ont obtenu que des biens éphémères.

 Si on aborde l’aspect plus mythologique du problème, un autre grand personnage survol de son aura et de son existence ce débat : Claude LEVI-STRAUSS. Ce dernier a parfaitement, tout au long de sa carrière, fait un recensement des mythes possibles et existants. Quelques exemples de mythes passionnants sur lesquels il a travaillé :

Origine de l’eau, origine des rites funéraires, origine du feu, origine des maladies et tant d’autres encore. L’étude de son œuvre vous en apprendra beaucoup et sur une multitude de sujets.

Il y a des êtres à côté duquel il ne faut pas passer sous peine de rater quelque chose  d’important.

Dans le sujet qui nous concerne aujourd’hui : l’interrogation de l’origine et de la fin, on a un mythe en psychologie d’une importance historique : le fameux concept cher à Freud : l’Œdipe.

Origine et fin sont évidemment la naissance et la mort avec au milieu un fleuve qui sert de fil conducteur au déroulé de l’existence.

S’interroger sur le sens de l’histoire, faire l’analyse des personnages importants de la mythologie (Chronos, Odysseus, Orphée, Argos…) conduire à se construire une base de données qui va permettre de s’interroger sur le sens, la profondeur de ces choses interrogatives.

L’essentiel n’est de toute façon pas de savoir mais juste de se créer le cheminement à se poser des questions pour en trouver des ébauche de réponses.

 De toute façon je ne suis pas totalement revenu ici même si je n'étais pas ailleurs non plus...

 

 

Saint-Augustin-dans-une-rencontre-avec-Claude-LEVI-STRAUSS-la-foi-face-au-mythe.jpg



19/01/2014
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