Mon monde, mon âme et le reste

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Kepler La physique céleste : Autour de l'Astronomia Nova (1609)

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Ma lecture :

L'extension du modèle du mouvement de Mars à toutes les planètes, suggérée dans l'Astronomia nova est l’une des dernières publications de KEPLER et l’ouvrage phare de sa carrière. C’est pourquoi il n’est pas étonnant de voir cet ouvrage débarquer sur les rayons de nos librairies. Et cela va faire plaisir aux amateurs d’histoire des sciences. Ce livre rassemble les contributions érudites de douze savants et historiens de très haut niveau. Tous spécialistes, évidemment, du livre de KEPLER dont il est question dans le titre de cette publication. Interrogation sur la conception de cette œuvre, son accueil par la communauté scientifique, son lien avec l’astrologie, les mathématiques et la science de façon générale.

Et c’est brillant, d’une grandeur rare. Le problème, c’est que le revers de la médaille de la qualité à une face moins attirante. Le livre n’est pas fait pour les feignants, ni les profanes. La maxime de Guitry, réenchantée par Valéry PAUL : « Presque tous les livres que j’estime et absolument tous ceux qui m’ont servi à quelque chose, sont livres assez difficiles à lire. La pensée peut les quitter, elle ne peut les parcourir ».

Ce livre est un trésor, une mine d’informations sur ce grand homme qui a donné une base physique à la révolution de Copernic, ainsi que sur les débats cosmologiques de son époque.

Petit dommage sur certains articles en langues étrangères qui n’ont pas fait l’objet d’une traduction dans la langue de Molière.

Un livre énorme au sens le plus Rabelaisien.

 

 

Présentation de l'éditeur et fiche technique :

Comme le De Revolutionibus de Nicolas Copernic (1543), l'Astonomia Nova de Johannes Kepler (1609) est un livre sans fioritures, écrit pour les seuls mathématiciens. En plus d'une technicité déjà assez rébarbative, l'ouvrage n'épargne au lecteur aucun détail d'une recherche émaillée de revers de fortune et d'hypothèses sans lendemain. Mais ceux qui ont eu le courage de le lire ont pu être les témoins d'une victoire inouïe, et d'une mutation radicale de la science astronomique devenue « physique céleste ». Tous les mouvements célestes sont désormais démontrés par leur cause physique : une vertu motrice émanée du soleil, cœur et vrai centre du monde. L'Astronomia Nova assure donc le triomphe de la théorie copernicienne, contre Aristote, Ptolémée, Tycho Brahé et d'autres. Elle va même plus loin : en renonçant au principe du mouvement circulaire uniforme — la première des deux lois découvertes dans cet ouvrage définit la trajectoire elliptique des planètes —, elle ouvre un horizon nouveau à ce qu'on appellera bientôt la « mécanique céleste ». Toutes les contributions réunies dans ce volume concourent à jeter un éclairage nouveau sur une œuvre qui a aussi contribué à redéfinir les critères de la scientificité et l'objet même du savoir à l'époque moderne : en ruinant la théorie aristotélicienne des moteurs célestes, l'Astronomia nova a porté un coup fatal à la définition traditionnelle de la métaphysique, en sa dimension thé(i)ologique, comme science des substances immobiles et séparées. C'est dire qu'en dépit d'un propos à la fois très technique et circonscrit, l'œuvre de l'astronome impérial a ébranlé les bases sur lesquelles reposait tout l'édifice du savoir au seuil de l'époque moderne. Au-delà de son public savant et mathématicien, l'œuvre intéresse donc — ou devrait intéresser — tous ceux qui veulent savoir ce que c'est que savoir.

 

Langue français
360 p. (2011)
ISBN-10 2-251-42046-0
ISBN-13 978-2-251-42046-5
Prix 39,00


23/11/2015
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