Mon monde, mon âme et le reste

Mon monde, mon âme et le reste

Concerto pour piano et orchestre n°2, en do mineur (1900)

Sergueï Rachaminov (1873-1943) est considéré comme l'un des plus grands pianistes de l'histoire de la musique, il connut un début de carrière stratosphérique. Néanmoins, le fiasco de sa  Première Symphonie, en 1895, le plongea dans une prodigieuse mélancolie. C'est grâce aux concours d'une réputé neurologue adepte de l'hypnose qu'il recouvra la totalité de son sommeil, un bon appétit et une totale inspiration. Pendant cet été 1900, il entendit de façon journalière  de par son docteur, qu'il était impératif qu'il commence à composer son Concerto. L'accueil pour ce dernier fut enthousiaste. L'œuvre est d'une puissance totalement vibrante, elle signa la renaissance de Rachmaninov, dont la carrière s'envola à jamais.

Le début du Deuxième Concerto est une page illustrissime. Et si on l'écoute avec une grande attention, on remarque que le piano démarre seul. On entend, à huit reprises, un do à la main droite, auquel répond les sept premières fois un fa dans le grave, à la main gauche ; ces notes forment les degrés principaux (5e et 1er) de la gamme de fa majeur, où l'on pourrait se croire installé. Mais en fait, les do sont soutenus par d'autres notes, forment des accords toujours différents qui nous entraînent vers des territoires harmoniques incertains. Après le huitième do et une petite dégringolade de piano, on atteint enfin le but véritable : la tonalité de do mineur. Impossible de la rater : la main gauche du piano en scande les degrés principaux, do (1er) et sol (5e), tandis que l'orchestre déploie son célèbre thème.

Admirable de puissance et de subtilité.



03/02/2014
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