Mon monde, mon âme et le reste

Mon monde, mon âme et le reste

Cinéma : The Strangers

Synopsis :

La vie d’un village coréen est bouleversée par une série de meurtres, aussi sauvages qu’inexpliqués, qui frappe au hasard la petite communauté rurale. La présence, récente, d’un vieil étranger qui vit en ermite dans les bois attise rumeurs et superstitions. Face à l’incompétence de la police pour trouver l’assassin ou une explication sensée, certains villageois demandent l’aide d’un chaman. Pour Jong-gu aussi , un policier dont la famille est directement menacée, il est de plus en plus évident que ces crimes ont un fondement surnaturel…

Le cinéma coréen, dans ce qu’il a de plus profond, offre toujours une expérience dont le spectateur ne sort jamais indemne, et ceci fait, que la sensation, et même les sensations soient multiples à appréhender.

Il y a toujours un package, dans ce cinéma-là, convergent et ceci quelques soit le réalisateur, l’histoire ou je ne sais quoi d’autres.

Des paysages sublimes et angoissants, des dialogues percutants et teintés d’une grossièreté hilarante, une folie douce et parfois amère, des personnages complémentaires, une lenteur onirique, une ambiance inquiétante et d’autres jouissance que seul ce cinéma peut offrir.

Dans The Strangers, Na HONG-JIN, ne déroge pas à la règle et accentue même la profondeur de la tradition en proposant un chef d’œuvre de plus.

Je ne sais pas exactement ce qu’il faut mettre en avant tant tout est quasi parfait dans cette proposition hallucinante et hallucinatoire.

Les personnages sont hypnotiques d’engagement, le récit est captivant comme rarement, l’atmosphère glacial et jouissif, les dialogues aussi précis que très drôles, la beauté du cadre jouissive

Et que dire du calibrage de folie des 2H36 que dure ce film.

 Quel final haletant, quelle proposition introspective, quel onirisme enjoué, quelle communion extatique entre une œuvre et son public, quelle rareté mais surtout quel miracle !!!!

On soulignera aussi l’utilisation majestueuse de la musique, du son et des bruits mais aussi des silences.

La technique, avec notamment l’utilisation habile de larges plans, est aussi à applaudir.

Et comme la mise en scène n’est pas en reste…

Un film indescriptible, multi carte de genres car aussi bien une comédie, qu’un polar, qu’un film d’horreur et bien d’autres choses. Le tout étant d’un équilibre parfait qui dose parfaitement l’oppression juste que doit ressentir le spectateur tout au long de la séance.

Une merveille sur grand écran et n des films de l’année sans aucune contestation, ou alors il y aura une déferlante de bijoux à venir mais c’est assez peu probable.

Une obligation. Une philosophie de vie. Une bénédiction aussi.

Courrez-y et réservez-vous un créneau pour une seconde séance.

4.7/5.



28/06/2016
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