Mon monde, mon âme et le reste

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Cinéma : American Bluff

Synopsis :

Entre fiction et réalité, AMERICAN BLUFF nous plonge dans l’univers fascinant de l’un des plus extraordinaires scandales qui ait secoué l’Amérique dans les années 70. 

Un escroc particulièrement brillant, Irving Rosenfeld, et sa belle complice, Sydney Prosser, se retrouvent obligés par un agent du FBI, Richie DiMaso, de nager dans les eaux troubles de la mafia et du pouvoir pour piéger un homme politique corrompu, Carmine Polito. Le piège est risqué, d’autant que l’imprévisible épouse d’Irving, Rosalyn, pourrait bien tous les conduire à leur perte…

 

Ce qui frappe en premier lorsque que l’on regarde ce film, et ceci même à son tout début, c’est son ambiance visuelle totalement vieille école et vintage. Les coiffures de chacun des héros étant un festival à elles tous seules. Je vous laisse vous attarder sur cet aspect de ce film afin que vous vous rendiez compte de la grande fulgurance de cet aspect et sans vous dire que cet élément doit vous faire vous déplacer, le coup d’œil vaudra néanmoins sa dose de plaisir. Surtout que les décors sont absolument dans la même lignée.

Mais revenons au sujet de ce film qui est totalement dans la mode du moment chez nos amis américains, l’arnaque dans toute sa splendeur. L’action se déroule au début des années 80 et raconte comment un couple d’escrocs va se constituer afin de pigeonner le maximum de victimes puis la roue tournant se faire utiliser par un flic ambitieux afin de piéger quelques hommes politiques totalement véreux. Du classique donc en dehors de cette ambiance totalement eighties.

Le point fort de ce film, au-delà de cette ambiance marquante et marquée, est sa panoplie de personnages totalement barrée. Chacun dans son genre apportant un impact fort et radical à des situations déjà marquantes. La prestation de chacun des acteurs (Amy Adams, Christian Bale, Bradley Cooper) jouant ces personnages étant à souligner tant aucune fausse note ne vient se présenter. Le fait que le réalisateur s’amuse à construire et à déconstruire tout ce qu’il semble présenter rajoute une gourmandise délicieuse à cet ensemble déjà succulent.

Du côté des points positifs, je vais ajouter une mise en scène limpide, une direction d’acteurs solide et une folie enivrante.

Pour les défauts, il est évident que la mécanique scolaire un peu trop voyante peu ennuyer et même agacer.  Le manque de rythme, pour un film qui dure 2h17, est aussi quelque chose de quasi rédhibitoire.

David RUSSELL a réalisé ici un film qui m’a enchanté, m’a apporté grand plaisir et qui m’a fait passer un moment sensoriel très agréable. Pas le chef d’œuvre de l’année c’est évident, mais un bon petit film qui va remplir son office principal, divertir et amusé son public et en ces temps un peu rudes, c’est vraiment beaucoup.

À voir donc.

3.6/5.



10/02/2014
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