Mon monde, mon âme et le reste

Mon monde, mon âme et le reste

Bêtise de Barthes de Claude COSTE

Blog de carlitablog :Tendance et Rêverie, Bêtise de Barthes de Claude COSTE

 

Ma lecture :

Que la bêtise soit un symbole de plus en plus présent dans la société n’a rien d’étonnant tant tout est fait pour qu’il y ait un nivellement vers le bas et ceci dans bien des secteurs.

Si c’est un triste constat, il faut aussi prendre le plaisir là où il est, et c’est chose faite avec cet ouvrage consacré à l’un de mes idoles : Roland BARTHES.

Et pour lui la bêtise était doublement intéressante puisqu’il y avait évidement celle des autres mais aussi la sienne. C’est d’ailleurs pour mesurer la profondeur de cette dernière que l’œuvre qui nous concerne aujourd’hui va être la plus utile.  Pour les plus vieux d’entre nous, il suffit de faire travailler sa mémoire pour se souvenir des attaques virulentes qui se sont concentrées sur Barthes lors de l’avènement de la Nouvelle Critique. Il s’était même fait insulter de con par un professeur sorbonnois.

Barthes était évidemment bête comme tout le monde l’est forcément à un moment de sa vie mais ce qui est intéressant avec lui c’est que son analyse de la bêtise contenant aussi ses propres errances.

Afin tout analyse, et ceci peu importe le sujet, il faut le définir : qu’est ce que la bêtise ?

Et surtout dans quel cadre cela se passe t’il ? Le cadre de notre cas présent se trouve au niveau de la morale.  Et c’est là toute la subtilité de notre questionnement : la bêtise oui mais dans toute sa splendeur !!! La bêtise n’est évidemment pas synonyme de crétinerie, erreur ou autres joyeusetés mais d’une vision plus large et globale faisant intervenir une totale subjectivité.

Au diable le stéréotype faisant croire à un certain universalisme dans le domaine.

Sujet vaste autour d’un auteur qui ne l’est pas moins, un beau parcours à travers les différentes publications de notre intellectuel  avec une grande pause sur le célèbre Fragments d’un discours amoureux, qui lui aussi n’était pas dénué d’une certaine bêtise.

Un beau livre sur un sujet intéressant qui aura la double fonction de faire découvrir Barthes à des gens qui ne le connaissent pas encore ou très peu.

Dés que Barthes est dans le coin, l’entourage est tout de suite un peu moins bête.

 

 

 

La 4ème de couverture :

Barthes était fasciné par la bêtise. La bêtise des autres, bien sûr, mais aussi la sienne. Dans la lignée de Flaubert, il confond volontiers la bêtise avec le stéréotype, le lieu commun ou la répétition. Autrement dit, on est bête toutes les fois qu'on se laisse aliéner par la pensée des autres, que l'on n'est pas « soi », et on y échappera en faisant effort pour sortir du lieu commun ou l'investir de sa propre expérience. Mais que signifie « être soi » ? Y a-t-il plus grande bêtise que de croire à une singularité subjective, à une individualité qui échapperait au « fascisme » de la langue, au « déjà » dit de la culture ? Barthes, hanté par la question tragique par excellence, « qui suis-je ? », mise sur la littérature pour se garder de ces deux formes de bêtise. Analysant le malaise et la créativité qui habitent toute son oeuvre, ce livre se propose donc d'explorer la bêtise selon, de et pour Barthes, dans des domaines aussi variés que la littérature, la critique littéraire, la politique, le voyage, le corps ou la « modernité ».

Toute action, au départ habile ou avisée, peut produire de la bêtise. Toute pensée, si intelligente soit-elle, peut, en se pétrifiant, en se répétant ou en déclinant, devenir bête. Car la bêtise n'est pas une essence : elle est incluse à l'état latent dans tout geste et toute posture, finalement réveillée par on ne sait quoi : la répétition ? le seuil d'incompétence ? la volonté de plaire ? la mauvaise foi ? Peut-être simplement par ce moment où, paresse ou habitude, on arrête de penser ce qu'on fait, ce qu'on croit. Dans cette collection, des écrivains nous rappellent qu'il n'existe pas de remède définitif à la pétrification de la pensée et que tenir la bêtise à distance exige de constants exercices de vigilance. Leurs essais sont moins des pamphlets que des avertissements et des appels à la responsabilité intellectuelle. Des sortes de « coins » dans la pensée contemporaine. De stimulants éloges de la liberté d'esprit.



23/11/2015
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 204 autres membres