Mon monde, mon âme et le reste

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Spiritualité


L'expérience du choc amoureux

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Si d’un point de vue théorique, Roland BARTHES, avec son Discours amoureux et ses fragments, a été pour moi un révélateur intellectuel, un autre grand penseur m’a totalement pénétré avec ses écrits sur le sujet de l’amour.

Francesco ALBERONI, puisque c’est de lui dont il est question, a produit un livre merveilleux dans lequel il décrit, mieux que quiconque, l’expérience du choc amoureux. Ce choc amoureux est un état de grâce qui nous transporte, d’un basculement qui nous propulse par-delà nos repères. L’amour est une force magistrale, qui fait rêver à des lendemains lumineux, qui engendre une puissance créatrice.

Aimer, c’est être basculé dans un monde parallèle où tout ne serait que calme et volupté. L’amour est la seule issue quant à la rédemption de l’homme.

Il faut dire que la notion est tenace, la transcendance si chère à Nietzsche s’est envolée vers  un ailleurs plus accueillant, le doute s’est installé dans tous les recoins de notre planète, le sexe s’est érigé en leurre…

Alors seule espérance, il faut aimer.


26/08/2015
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Les symboles de l'Egypte ancienne : Le pilier djed

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Le pilier djed est considéré comme étant l'image de la colonne vertébrale d'Osiris pieusement conservée à BUSIRIS (Dieu de la fertilité).  Ce pilier figure à l’origine un arbre aux branches coupées qui jouait un rôle majeur dans les rites de fertilité. 

Le rite consistant à ériger un pilier Djed pour rendre la vie à Dieu.

Les anciens Egyptiens entouraient leurs momies et leurs statues d’amulettes protectrices, afin de repousser les forces du mal. L’une des plus efficaces était ce fameux pilier Djed. Les 4 barres horizontales du pilier représenteraient les vertèbres cervicales d’Osiris, dieu de la fécondité, de la résurrection et de la stabilité.

 Ce symbole est donc étroitement l’idée de stabilité et surtout de redressement dans le sens de la résurrection.

Selon l’opinion de certains chercheurs du XXIe siècle, ce pilier a une forme étrange qui fait penser à un isolateur haute tension moderne comportant 4 anneaux d’isolation. Derrière ce curieux symbole se cache peut-être un savoir technique datant d’un temps très ancien, le Premier Temps d’Horus.

 Si la rubrique vous plait, elle pourra devenir un cycle. Ce temps là ne manquant pas vraiment de symboles du même acabit.


16/08/2015
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Les symboles de l'Egypte ancienne : Le pilier djed

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Le pilier djed est considéré comme étant l'image de la colonne vertébrale d'Osiris pieusement conservée à BUSIRIS (Dieu de la fertilité).  Ce pilier figure à l’origine un arbre aux branches coupées qui jouait un rôle majeur dans les rites de fertilité. 

Le rite consistant à ériger un pilier Djed pour rendre la vie à Dieu.

Les anciens Egyptiens entouraient leurs momies et leurs statues d’amulettes protectrices, afin de repousser les forces du mal. L’une des plus efficaces était ce fameux pilier Djed. Les 4 barres horizontales du pilier représenteraient les vertèbres cervicales d’Osiris, dieu de la fécondité, de la résurrection et de la stabilité.

 Ce symbole est donc étroitement l’idée de stabilité et surtout de redressement dans le sens de la résurrection.

Selon l’opinion de certains chercheurs du XXIe siècle, ce pilier a une forme étrange qui fait penser à un isolateur haute tension moderne comportant 4 anneaux d’isolation. Derrière ce curieux symbole se cache peut-être un savoir technique datant d’un temps très ancien, le Premier Temps d’Horus.

 Si la rubrique vous plait, elle pourra devenir un cycle. Ce temps là ne manquant pas vraiment de symboles du même acabit.


02/08/2015
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Les symboles de l'Egypte ancienne : Le pilier djed

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Le pilier djed est considéré comme étant l'image de la colonne vertébrale d'Osiris pieusement conservée à BUSIRIS (Dieu de la fertilité).  Ce pilier figure à l’origine un arbre aux branches coupées qui jouait un rôle majeur dans les rites de fertilité. 

Le rite consistant à ériger un pilier Djed pour rendre la vie à Dieu.

Les anciens Egyptiens entouraient leurs momies et leurs statues d’amulettes protectrices, afin de repousser les forces du mal. L’une des plus efficaces était ce fameux pilier Djed. Les 4 barres horizontales du pilier représenteraient les vertèbres cervicales d’Osiris, dieu de la fécondité, de la résurrection et de la stabilité.

 Ce symbole est donc étroitement l’idée de stabilité et surtout de redressement dans le sens de la résurrection.

Selon l’opinion de certains chercheurs du XXIe siècle, ce pilier a une forme étrange qui fait penser à un isolateur haute tension moderne comportant 4 anneaux d’isolation. Derrière ce curieux symbole se cache peut-être un savoir technique datant d’un temps très ancien, le Premier Temps d’Horus.

 Si la rubrique vous plait, elle pourra devenir un cycle. Ce temps là ne manquant pas vraiment de symboles du même acabit.


23/06/2015
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Le monde à travers ses symboles : Les ailes

Blog de carlitablog :Tendance et Rêverie, Le tour du monde des symboles

Comme vous le savez maintenant, le monde des rêves et d'un certain étrange me passionne. C'est pourquoi, je vais faire naître cette nouvelle rubrique, en espérant qu'elle vous plaise tout autant qu'à moi.

 

Et comme chaque naissance, il est important de bien démarrer dans la vie, c'est pourquoi ces Ailes seront le point de départ pour que l'envol de cette rubrique se fasse du mieux possible.

 

Ailes

Symbole de légèreté et d'élévation, les ailes sont souvent associées à une idée d'envol, dans le sens spirituel du terme, on se débarrasse du matériel pour rejoindre le spirituel.

Dans le christianisme par exemple, elles représentent l'esprit (penuma = le souffle) qui s'envol vers Dieu. Dans d'autres cultures, ces ailes sont le symbole du dynamisme, comme dans le cas d4hermès qui a des pieds ailés pour exprimer la rapidité de sa course, ou le cas des poètes et des prophètes qui ont des ailes pour indiquer la puissance de leur inspiration.

Icare, personnage de la mythologie grecque, est le premier homme à avoir essayé de voler avec l'aide d'ailes en cire.


10/05/2015
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"Rencontre avec des guérisseurs remarquables" d'Alexandre GRIGORIANTZ

Blog de carlitablog :Tendance et Rêverie, 'Rencontre avec des guérisseurs remarquables' d'Alexandre GRIGORIANTZ

J’ai des périodes et en ce moment je suis plus dans ma phase interrogative, mystérieuse, spirituelle et parfois démoniaque. Cela a évidemment un aspect négatif mais comme pour faire honneur à la balance, il y a aussi du positif. Et dans ce positif il y a une certaine ouverture d’esprit qui me fait m’intéresser à des sujets non conventionnels : la cosmologie, la mythologique, le paranormal et l’alternatif. Et c’est dans cette dernière catégorie que j’ai pioché le sujet de ma dernière lecture.

Cet ouvrage présente les témoignages authentiques de 9 grands guérisseurs français. La durée totale des entretiens est de 60 heures. Cela raconte en détails la manière dont chacun a développé son don et sa méthode. Mixant une approche pratique et intimiste, ce livre permet tout autant de découvrir l’homme que le praticien d’un art peu académique.

Au-delà de la présentation de ces hommes ; l’intéressant et le rapprochement qu’il semble faire entre ce don et la spiritualité. Il questionne la provenance de cette énergie. Il questionne sur l’origine de ses capacités.

Une plongée intéressante dans un monde mystérieux. A la marge du monde médical officiel même si tout le monde sait qu’il existe des passerelles évidentes et non avouées.


09/01/2015
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Le nombre d'or dans les arts

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LE NOMBRE D’OR DANS LES ARTS

 

« Les choses qui sont dotées de proportions correctes réjouissent les sens » St Thomas d’Aquin au 13e siècle.

Qui n’a jamais ressenti un sentiment de plénitude devant un chef d’œuvre ou écoutant une symphonie particulièrement harmonieuse.

L’œuvre d’Art relie à autre chose, universel et, au-delà de l’espace, interpelle le cherchant.

Ce nombre d’or, ratio, quotient, est lui-même un résultat, une harmonie née du Un, issu de variétés éparses et mises en relation, en rapport, en consonance.

Ainsi le nombre d’or dans les Arts, est un révélateur du Beau, et par là, de la Création dans l’Homme et par l’Homme ou plus exactement via l’Homme.

En respectant un mouvement du général vers le particulier, nous montrerons d’abord à travers la diversité des Arts, dans le temps, l’espace, les disciplines, la permanence de l’Harmonie issu de Phi, le nombre d’Or. Ainsi que le disait Héraclite « une chose nait de toutes choses » et ce, par la seule mise en rapport.

Ensuite dans le mouvement inverse du particulier au général, Léonard de Vinci à travers trois chefs d’œuvre majeurs exprimera un Phi fondateur dont le Beau exultera. Et ainsi que poursuivait Héraclite « d’une chose naissent toutes choses ».

Enfin un dernier temps du propos replacera ce nombre d’or, inhérent à l’homme, caractéristique du pentagramme dans l’Art Royal spécifiquement. Cette clé d’une voie directe en nous, nous conduira à la juste mesure du compagnon expérimenté. L’observation maitrisée, c’est par l’expérience de ce nombre d’or, de cette juste proportion, que la voie intérieure, auréolée du Beau, replace l’Homme dans la Création.

1ere partie : une chose nait de toutes choses

Le nombre d’or au service du Beau, constante dans la diversité des arts

Les arts révèlent le vivant, le Beau, par les nombres, en particulier le nombre d’or et leur mise en rapport entre eux.

Qu’est-ce que l’Art ? Les arts ? étymologiquement « Art » (A.R.T) trouve une racine latine dans le mot « ars » (génitif artis ) qui veut dire habileté, métier, connaissance technique, manière, ou méthode pour faire un ouvrage, opérer selon certaines règles. Hegel dénombre 6 arts Classiques en rajoutant la Danse aux 5 classiques que sont l’architecture, la sculpture, la peinture, la musique, et la poésie.

Dans la Grèce classique, l’art est tourné vers la recherche de la beauté idéale platonicienne. L’idéal artistique étant pour Platon la mimesis, i.e. l’imitation de la réalité où l’homme est la mesure de toute chose.

Aussi pluriels que soient les Arts, est demeuré en revanche le Beau, dans sa pleine singularité, voire Unité.

Révéler le Beau par la pensée c’est rechercher l’unité au-delà d’une multiplicité sensible

La beauté est également ce qui manifeste la juste proportion des parties et l’harmonie du tout.

Pour Platon, le Beau en tant que tel n’a pas d’importance, ce qui compte c’est le mouvement vers la beauté absolue, pour passer du sensible à l’intelligible.

Relevons que l’étymologie grecque de la famille du mot ART rapporte à harmonia, qui signifie « juste rapport » et à arthron qui signifie « articulation ». L’arithmétique qui indique le Nombre.

Passer de l’Art au nombre d’Or qui est lui-même tout autant une articulation, au sens d’une liaison mais également un rapport, une harmonie, est donc une évidence étymologique.

Le nombre d’or est une proportion telle qu’entre le petit segment et le plus grand, il y a le même rapport qu’entre le grand et l’ensemble.

L’harmonie selon le dictionnaire Larousse, c’est la qualité d’un ensemble qui résulte de l’accord de ses parties ou de ses éléments et de leur adaptation à une fin. L’harmonie, c’est également le terme qui indique la musique en Grèce. Et c’est donc devenu en musique la coordination et combinaison de sons, et la construction des accords.

L’harmonie s’adresse à la fois à l’œil, à l’esprit, à la vue et à l’intelligence, car l’harmonie révèle en fait un ordre mathématique et géométrique du monde, pour les platoniciens. L’art suprême serait, pour les platoniciens, la dialectique en ce qu’elle engage un mouvement qui détache des sens et conduit vers une recherche intellectuelle.

Platon jongle alors aisément entre Idées, Beau et Harmonie au point de définir par son nom 5 polyèdres Réguliers convexes, les solides de Platon, qui nous mènent directement au nombre d’or et nous ramènent à cette harmonie dans l’Art.

Dans tous ces polyèdres, les rapports des côtés, diagonales, angles, longueurs, sont la plupart au nombre d’or.

Le nombre d’or avoisine la valeur numérique 1,618 et ne s’exprime qu’approximativement en valeur numérique, mais de manière parfaite par la géométrie dans le rapport de l’extrême et moyenne raison sur un segment.

Ce rapport Phi est un nombre dit irrationnel, en ce qu’il n’est pas issu des nombres premiers additifs mais s’inscrit uniquement dans la multiplication et la division, résultat du rapport (1+√5)/2. Ce rapport est issu de 3 nombres primaires. Le 5 lui confère une portée médiatique, intermédiaire, issu du 2 et du 3, addition du premier des pairs et des impairs ; mais aussi issu du 1 4 ; comme une pénétration de la Terre par l’Unité ou par le Tout.

Il est manifeste de relever que le carré de Phi s’obtient en ajoutant le 1 à Phi, tandis que son inverse s’obtient en enlevant 1. Le 1 est pivot du nombre d’or. Phi, est donc en rapport direct avec le créateur du vivant et le Tout.

Phi est aussi en relation avec la racine du 5, nombre du compagnon et nous y reviendrons au terme de l’exposé. Or la racine de l’homme c’est l’esprit.

En tant que rapport, mise en relation, résonnance ou écho, en tant que rapport d’harmonie, il se décline à l’infini. On peut rattacher Phi à la liberté totale, à l’infinité des combinaisons, avec une seule contrainte, être proportionné, c’est-à-dire être dans la même unité.

Omniprésent dans la géométrie sacrée, où l’homme met de lui-même, il est caché dans de très nombreuses œuvres d’art. Intuitivement ou sciemment, l’artiste s’est aidé de cette proportion pour révéler le Beau dans son œuvre.

Le créateur a laissé quelques pistes que l’homme s’attache à découvrir par la géométrie, le nombre d’or en est. Ce qui est en bas est à l’image de ce qui est en haut et il est donc logique que le nombre d’or relie ces mondes, par une correspondance directe que l’homme ne peut créer mais seulement découvrir et utiliser.

Intemporel, universel, diversifié, le nombre d’or se trouve dans les arts partout, depuis toujours, et dans tous les arts.

La mise en relation des éléments composant son œuvre, couleurs, sujets, matières, objets, formes, répond à une organisation, à une réflexion et à une quête de l’harmonie et du Beau. 

La légende de Pythagore donne corps à l’harmonie. Il est dit que Pythagore entendit les 4 marteaux d’une forge résonner et se répondre, selon un rythme particulièrement harmonieux. Ce rythme entre les 4 marteaux de poids différents (6 8 9 et 12 livres) révélât des rapports de l’octave à la quinte, en passant par la quarte et le ton entier. Il en déduit des rapports 5/4 pour la tierce, 4/3 pour la quarte, 3/2 pour la quinte, 4/2 pour l’octave et 9/8 pour le ton entier.

Ces rapports sont la base des partitions symphoniques exprimant l’harmonie, de Mozart à Bach.

Saint Augustin a traduit cela en associant des quantités numériques à des qualités musicales.

Tandis que Boèce transposait cette concordance entre plaisir, facilité et simplicité du domaine musical au domaine plastique en relevant que les figures les plus belles sont celles dont les proportions sont les plus simples, les plus claires et où l’on perçoit fortement le rapport de ½ qui correspond au double carré ou de 2/3 qui concerne les rectangles dont la longueur dépasse la largeur d’une unité.

Cette numérisation a inspiré tous les architectes des cathédrales ; par exemple l’église cistercienne « ad quadratum » est régie par des proportions musicales (quinte, quarte, octave, tierce) et il s’y joue un son particulièrement mélodieux.

Nombreux sont les tableaux d’un format de rectangle d’or tandis que la disposition même des objets du tableau répond à des formes d’or, rectangle, carré, ou triangle. Ainsi la naissance de la Vénus de Botticelli, le Saint Jérome de Léonard de Vinci, la Vierge à l’Enfant de Raphaël.

Ou de manière encore plus évidente, la plupart des tableaux de Mondrian, consistant à exprimer à travers les formes simples des rectangles et carrés, le jeu des couleurs franches, la plupart du temps primaires (rouge bleu et vert).

Si l’étalon, la mesure, est issue de l’homme, peu importe la permanence de l’unité de mesure, ce qui importe ce sont les proportions à cette unité. Ce sera souvent la coudée royale, le pied grec, romain ou celui du Roy, mesure elle-même en rapport avec les autres parties du corps humain.

Ainsi le Parthénon a des dimensions fondées sur le rectangle d’or, tout comme le Colysée, mais plus récemment aussi la Tour Eiffel et la plupart des ouvrages du CORBUSIER qui a prolongé le travail de Luca Pacioli et avant lui de VITRUVE en mettant en lumière le Modulor, une échelle de proportion humaine au nombre d’or.

Et que dire des pyramides et de Khéops en particulier dont le rapport, de la base à la hauteur, révèle le nombre phi.

La sculpture a également utilisé le rapport Phi pour atteindre le Beau et émouvoir nos sens puis notre cœur : le David de Michel Ange a des proportions presque parfaites. Les plis de la Déesse de la Victoire (408 av JC) sont parfaitement agencés, avec des espaces grandissants, dont les rapports entre eux sont étrangement dans un rapport de nombre d’or.

Calder sut rajouter aux formes simples le mouvement, et ses mobiles sont très représentatifs du vivant et des lois d’équilibre.

Dans toutes les civilisations, égyptienne, romaine, étrusque, chinoise, arabe, asiatique… on retrouve cette constante ; à toutes les époques, dans toutes les formes d’arts, des cathédrales aux pyramides, des dolmens aux temples, des sculptures aux peintures, de la musique, à la poésie…ce rapport harmonique apparait toujours en constance du Beau.

De toutes ces choses en nait une seule…

 

 

 

 

2ème partie : mais de même, d’une chose naissent toutes choses,

L’expérience du nombre d’or dans le Beau de Léonard de Vinci

C’est donc sous cet angle plus nucléaire et particulier, que j’aborde dans une deuxième partie le nombre d’or dans le travail de Léonard de Vinci.

Léonard de Vinci définit l’Art en disant « l’Art n’est qu’une manière de découvrir le monde et de soumettre le savoir à l’expérience ».

Qu’est ce qui pouvait bien permettre à Leonard de Vinci de considérer que La Cène, La Joconde ou l’Homme de Vitruve étaient achevés ?

Etait-ce le même sentiment saisissant que celui que l’on éprouve en contemplant ces chefs d’œuvre ?

Je me suis arrêtée sur ces trois tableaux ou dessin spécifiquement car ils sont de trois ordres totalement différents et pourtant l’on y ressent intensément le Beau.

La Cène est une œuvre religieuse, une fresque sur le mur d’un réfectoire dans un monastère; la Joconde ou Mona Lisa est un tableau, le portrait d’une bourgeoise contemporaine de Léonard de Vinci ; tandis que l’homme de Vitruve est une illustration à vocation scientifique d’un traité sur les proportions et les polyèdres.

La Cène est une fresque qui fait totalement corps avec le lieu qu’elle prolonge dans un trompe l’œil. Est-ce  la vivacité et la vitalité, le mouvement qui s’en dégage, qui sont à l’origine de ce sentiment de Beau ?

Par un jeu de contraste dans les couleurs, les dispositions des personnages, du fond et du premier plan, le peintre parvient à faire ressortir les sentiments de chaque protagoniste.

La composition est fondée sur les nombres 1, 2, 3, 4 et 5. Le nombre d’or s’y trouve dans les sujets eux-mêmes, que ce soit les protagonistes en mouvement, ou leurs mains omniprésentes et très visibles.

La proportion divine ou section dorée, autre nom du nombre d’or a été utilisée par Léonard de Vinci pour la structure et l’organisation de la fresque. Le rectangle sombre au-dessus de la fenêtre du fond est un rectangle d’or. L’on peut également faire apparaitre cercle, carré, rectangles, triangles à partir de divers points de la peinture. La vivacité des personnages est renforcée par la géométrie de l’ensemble de la composition, la ligne horizontale de la table, parallèle à la ligne des mains, en contraste avec la perspective dont le point de fuite se situe sur la tempe droite de Jésus, l’alignement sur chaque mur de 4 tentures et 3 portes, à droite et à gauche, et au fond 3 fenêtres

Aucun rapport apparent avec la Joconde et pourtant.

La ligne d’horizon est cassée dans ce paysage un peu fantastique, où circulent un chemin sinueux, mais aussi une rivière enjambée par un pont de pierre. Le portrait s’inscrit parfaitement dans une spirale dorée, dont le centre est situé sur un point central du bout du nez, et qui se déploie vers la gauche, embrassant le visage de la Joconde et allant mourir dans ses mains.

Le visage de la Joconde est lui-même parfaitement encadré par un rectangle d’or. En reportant des formes simples comme le pentagramme et différents rectangles, des points centraux se trouvent identifiés mais aussi reliés entre eux, comme la jointure entre la 2ème et 3ème phalange du majeur de la main droite, le cœur de la Joconde, ainsi que la pupille de son œil droit.

L’harmonie du tableau est le résultat de cette composition : équilibre des lumières, des couleurs, des sujets considérant que l’œil, le visage, les mains sont autant de sujets autonomes. En les distanciant et les reliant, l’harmonie apparait. En faisant l’expérience de masquer la moitié du tableau et de regarder l’autre, c’est un autre portrait qui apparait. Ainsi le tableau regroupe au moins trois apparences distinctes et c’est réunissant les parties, en les mettant en rapport, en regard, que le portrait recherché, réel et vivant, apparait, enrichi de ses petites disparités et nuances.

Force est de constater que face à ces deux œuvres aussi différentes que la Cène et la Joconde, la satisfaction ressentie est identique. Provoquée non uniquement par la qualité du ou des sujets représentés mais par leur réelle mise en scène, mise en proportion.

Léonard de Vinci donne lui-même une clé de compréhension en se prêtant à l’illustration de  l’Homme de Vitruve, dont Luca PACIOLI s’attache à faire ressortir la concordance entre les proportions  de l’Homme et son origine divine :  l’Homme est inscrit dans un carré qui n’est autre que la représentation de la Terre dont les 4 sommets sont l’eau, l’air, le feu et la terre, ou les 4 points cardinaux ; il est aussi inscrit dans le cercle qui représente l’unité, la voute céleste, symbole du ciel : l’homme est ainsi à sa juste place, trait d’union entre ciel et terre. De cette observation jaillit un sentiment harmonieux, comme si l’Harmonie surgissait du Juste.

L’Homme est une créature terrestre du Créateur (dieu) céleste et Léonard de Vinci cherche à montrer par l’usage du nombre d’or que l’Homme créature de Dieu est parfait quand il est parfaitement proportionné, ce qui peut être un but, une tension, un élan et oblige à toujours recommencer pour s’approcher de la proportion divine.

Les extrémités du corps humain forment une étoile à 5 branches, un pentacle qui dès l’Antiquité est un symbole de perfection et d’Harmonie.

C’est une transition qui s’impose pour réfléchir au nombre d’or dans l’Art Royal dont il semble totalement consubstantiel au compagnon. Observation, expérience, sens, science, géométrie, art,….

Ce pentagramme dans lequel l’homme s’inscrit exprime le caractère universel de la divine proportion. Il vient confirmer que la nature et l’homme sont régis par la géométrie sacrée et donc en relation directe avec le Céleste.

3ème partie : le nombre d’or, les arts et le compagnon / Conclusions

L’oracle de Delphes rappelle : « homme, apprends à te connaitre tel qu’en ta juste proportion ».

L’art royal, c’est la Franc Maçonnerie et à la lumière de ce que nous venons de voir sur les Arts et l’harmonie, l’art royal est cette recherche d’harmonie intérieure, la juste ou divine proportion venant offrir une clé.

Le nombre d’or est une expression de notre relation au Tout.

Lors du deuxième voyage, le compagnon est invité à « contempler et découvrir ».

Ces voyages que le compagnon effectue dans la loge, il les reproduit ensuite en intégrant L’étoile flamboyante, le pentagramme de l’infini, figure symbolique de la perfection et de l’harmonie, dont on rappelle qu’elle contient le nombre d’or en une vingtaine de rapports.

Une propriété propre au nombre d’or permet la récurrence et le rythme des formes qui rappellent le rythme du cœur dans le vivant, du microcosme au macrocosme, de l’expansion à la concentration, de l’action à la contemplation, ces mouvements de va-et-vient spiralés. Il relie le plus grand au plus petit et vice-versa.

On devient vivant quand on est au nombre d’or.

L’art est pour l’homme une ouverture, une porte vers l’harmonie : dans l’art, l’homme commence par créer un espace en fixant des limites ; dans ce microcosme, il reproduit la création en tentant de manifester l’invisible dans le visible. Tout son travail doit lui permettre de passer du quantitatif au qualitatif, maitriser la connaissance pour la dépasser.

La technique, le travail, la persévérance, la répétition permet de se libérer du support.

 

 


16/10/2014
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