Mon monde, mon âme et le reste

Mon monde, mon âme et le reste

Spectacle, Opéra, Théâtre


Le Sacre du printemps (1913) d'Igor STRAVINSKY (1882-1971)

Stravinsky était en plein composition de L'Oiseau de feu lorsque lui vint l'idée d'un spectacle en forme de grand rituel païen, qui raconte le sacrifice d'une jeune vierge pour satisfaire des divinités telluriques afin de permettre le retour du printemps et la célébration du mystère du surgissement de son pouvoir créatif. La création du Sacre du printemps a eu lieu au théâtre des Champs-Elysées, pour fêter sa naissance. Et comme l'époque était différente, il y eu un scandale totalement mémorables dans l'histoire de la musique. Stravinsky raconte que les malheureux danseurs des Ballets russes n'entendaient plus l'orchestre à cause du vacarme. La partition concentrait il est vrai toutes sortes de nouveautés déroutantes : le rythme sauvage, l'harmonie dissonante, des fortissimos cataclysmiques. Après le Sacre, rien en musique ne serait plus comme auparavant.

 Si on porte attention à la frénésie du rythme, on remarquera que c'est dans ce dernier que résident les plus grandes hardiesses du Sacre. Dans la «Danse des adolescentes », située peu après le début, un accord unique et dissonant est répété obstinément, dans une pulsation  rendue insaisissable par des accents disposés de manière imprévisible. Stravinsky réussit à noter ce passage dans une mesure conventionnelle à 2/4 en jouant sur la place des accents. Mais dans la « Danse sacrale », sommet de transe qui referme la partition, ce n'était plus possible : le mètre change presque à chaque mesure, ce qui forme un véritable défi pour le chef d'orchestre.


27/06/2015
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Amour, Sexe et Volupté

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Synopsis :

Eric, producteur de spectacles, est à la recherche d'une comédienne pour l'assister sur un show autour des années 80
Eve débarque alors pour le casting.

Alors comme on est dans une année Barthesienne je vais essayer d’arriver au quart de l’orteil de mon maître quand il a fait la critique de Perceval le Gallois.

Franckie CHARRAS n’a évidemment pas l’ampleur d’un Chrétien de TROYES quand ce dernier a recomposé le paysage linguistique de son époque mais quand même.

Cette façon moderne, d’avoir écrit son texte, mérite que l’on applaudisse copieusement cet auteur au potentiel évident. Et je suis ça de façon très honnête car à la pause cet humour gras, graveleux et un peu trop facile n’est véritablement pas ma came, ni ma tasse de thé.

Il faut dire que les deux comédiens qui se présentent sur scène sont plutôt efficaces, bons et teintés d’une énergie transcendante. Qu’il est agréable de voir une telle épuration au service du texte qu’ils doivent sublimer. On pardonnera quelques étrangetés mais peut-être suis-je une personne un peu trop pointilleuse.

Alors oui il manque parfois d’un peu de rythme, oui l’écriture a quelques trous d’air, oui c’est assez souvent trop facile, oui il n’y a pas d’ambition profonde à la prise de risque intéressante et oui c’est un peu trop sans sens mais oui aussi ce spectacle est rafraichissant surtout sa fin à tiroirs qui es quand même efficace et prouve donc que son auteur à un certain talent qui sera de plus en plus grandissant au fil de ses expériences.

Une pièce à voir et un auteur à suivre.


14/03/2015
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A la découverte de la musique classique : Richard Strauss (1864-1949)

 


La Femme sans ombre (1914-1917)

 

 

Si son Chevalier à la rose était une honteuse imitation de Figaro, cet opéra, récit d'une mise à l'épreuve et d'une rédemption, est digne de la Flûte enchantée. L'opéra fait partie des partitions les plus longues et les plus grandioses de Strauss, se composant d'instruments à vent et à percussion, des harmonicas de verre, des tams-tams, des instruments d'église et cinq gongs accordés à la perfection. Le livret est chargé de symbolisme et évoque une femme à demi divine mariée à un empereur mortel; comme elle ne possède pas d'ombre, elle ne peut concevoir d'enfant, ce qui entraîne la pétrification de son époux. L'impératrice et sa nourrice descendent sur Terre et subtilisent l'ombre de la perspicace épouse du teinturier Barak. Constatant l'amour sans limites de Barak pour son épouse l'impératrice renon à l'ombre de cette dernière t son sacrifice libère les deux couples de leurs épreuves. La partition di génie établit une différence subtile entre les univers divins et humains, en conformité avec le réseau des symboles complexes de Hofmannsthal.

Un bel accueil a été réservé pour sa première représentation à Vienne. L'exigence de l'œuvre envers les chanteurs ne permettant que peu de représentations ou d'enregistrements en sa totalité. Seul Solti s'y attela, en y ajoutant sa patte, un casting hétérogène. Placido Domingo composant un empereur brillant. José van Dam incarna quand à lui, un Barak sincère et humain et que dire des superbes trois rôles féminins.

 

A voir dans cette version si possible.


09/10/2014
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Tosca de Giacomo PUCCINI

Tosca est un opéra en trois actes de Puccini crée en 1900 d’après une pièce De Victorien Sardou, fameux auteur dramatique français. Si la pièce s’est fait massacrer lors du début de sa vie, sa notoriété du jour montre clairement que l’hostilité à son encontre n’a pas durée dans le temps.

 

L’action de la pièce se déroule à Rome en 1800 sur fond de querelle entre français et italiens.

L’intrigue est une histoire d’amour comme il y en a des centaines avec de la vengeance et des morts.

Il met en scène la tragédie de Floria Tosca, cantatrice confrontée à un dilemme insoluble pour sauver la vie de son amant, le peintre Mario Cavaradossi. Celui-ci est emprisonné par Scarpia, le chef de la police de Rome, qui est tombée amoureux de Tosca et lui promet de libérer son amant à condition qu’elle s'offre à lui. Mais, ses véritables intentions sont différentes.

Il se livre ensuite à un odieux chantage sur Tosca pour qu'elle lui livre le fugitif...
- Le personnage principal, Flora Tosca est une chanteuse d'opéra célèbre. C'est la soprano Karita Mattila qui tiendra pour la première fois ce rôle. - Marcelo Álvarez interprétera quant à lui le rôle de Cavaradossi, peintre libre-penseur. - Le troisième personnage, Scarpia, chef de police sadique, sera joué par Juha Uusitalo.

 

En ce moment c’est à l’Opéra Bastille du 20 avril au 18 mai et il parait que c’est tout bonnement superbe.


03/03/2014
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REQUIEM 3 par Vincent MACAIGNE

ATTENTION VIEUX TRUC MAIS COMME J'AI MIGRE JE TENAIS A GARDER CETTE CRITIQUE

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Théâtre des Bouffes du Nord du mar au sam 21h, mâtinées le sam 15h50, jusqu'au 12 mars, ,01 46 07 34 50

 

 

 

Avant de poster la critique qui va suivre, il faut savoir que tout forme artistique est un message et que ce message va séduire des gens, va en laisser d'autres neutres et va en rebuter certains à des degrés plus ou moins violents. Il est aussi à souligner, surtout dans le cas qui nous concerne aujourd'hui, la prise de risque, le travail des acteurs et le fait d'oser des trucs qui sortent un peu de l'ordinaire. Voilà pour la prudence de mise avant le massacre qui va suivre, car oui massacre il va y avoir et même si ce n'est que mon avis il va tonner un peu fort.

Alors désolé pour ce Vincent qui a probablement du talent mais ainsi va la vie.

 

Moi je veux bien qu'on justifie tout, la violence, le n'importe quoi, les textes taillés à la serpe et terminés à la pisse d'âne, les acteurs qui jouent mais qui au final son mauvais ou même très mauvais, le mauvais goût, la foutaise, la moquerie envers son public, l'escroquerie, la flemme, la trop grande facilité, le second degré, le bordel, le branlage total...

Ok tout existe et tout doit avoir un public même les choses les plus nulles qui puissent exister.

Pascal Obispo à un nombre de spectateurs trop importants pour contredire cette affirmation.

 

Et bien pour moi ce spectacle est à classer dans cette catégorie, il faut dire que le début était un bon indicateur de mon calvaire, un truc qui me perd au bout de 4 minutes, c'est une sorte de record du monde, et dieu que je suis pourtant résistant. Mais là c'était trop, deux abrutis débiles en habits cradingues qui débarquent et hurlent n'importe quoi à travers un mégaphone, depuis Michael Youn, on n'avait pas fait une si grande absence de sens. On peut pousser des cris de putois et y mettre un peu de subtilité ce n'est pas interdit.  La suite n'était guère mieux, du glauque, du pas drôle, des textes à rendre Christine Angot comme la plus grande écrivaine de l'histoire, du lourd qui s'additionne à du lourdingue et encore à du encore plus lourdingue.

Les comédiens qui  sans être d'une nullité flagrante, ne sont tout de même pas très haut perché.

L'incohérence qui se déroule devant nos yeux est quand même un bordel sans nom et sans fin.

 

Probablement une belle idée mais une tentative  totalement gâchée par un effet démonstratif poussé à l'extrême. Le manque de subtilité rendant l'ensemble très indigeste et le pire c'est qu'à défaut d'être touché dans un sens ou dans l'autre, on n'éprouve rien à part un grand vide.

Inutile dans la forme autant que dans sa réalisation.

 

Une belle idée mais à la recette et aux ingrédients périmés depuis fort longtemps.

La carrière du jeune homme sera donc à suivre mais dans une autre direction et une prochaine fois.

Si vous avez perdu un pari ou que vous donnez un gage ou une punition, l'affaire est pour vous, autrement inutile de vous déranger ce spectacle n'en vaut malheureusement pas la peine.

Du moins c'est mon point de vue.

Evidemment si l'auteur lit l'affaire, un droit de réponse lui sera offert afin qu'il me fasse taire à jamais... 


06/02/2014
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Mozart l'enchanteur

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Je ne sais pas si c'est ma folie à vouloir entendre du Verdi partout, mais cette nouvelle rubrique est dans la lignée spirituelle de sa musique.

Voici donc une petite ballade dans le monde de l'opéra avec sa musique, ses personnages...

 

Et comme vous le savez maintenant, le parrain de toute nouvelle naissance conditionne la future vie du nouveau né  il fallait faire limpide et c'est pourquoi l'univers de notre ami Mozart qui va faire office de garant de cette rubrique.

 

 

Débutons avec de l'amour alors, l'amoureux transi, le séducteur fulgurant tel est le mythe qui encadre le personnage de Don Juan. S'il existait bien avant que Mozart s'intéresse à lui, c'est tout de même notre compositeur qui l'a porté au firmament de la pensée collective. C'est en effet avec sa musique  que notre coquet homme va s'accomplir un destin et se dessiner comme un personnage qui va marquer l'histoire de la séduction. Des mélodies ondoyantes, une manière fulgurante pour séduire, une dimension grandiose dans le fait d'affronter son prochain. Il rêve, il songe puis implose le présent.

Une machine de guerre à qui personne ne résiste. Et comme il est courageux...

Dans l'opéra de Mozart, il est pourtant accompagné d'une musique plutôt fuyante, un profil musical changeant. Ses trois airs ne sont pas des monologues, ne faisant aucunement son autoportrait total.

Il bouge, il virevolte, un as du tour de main, de la roulade et de la roucoulade.

Séducteur magnifique lors de la Sérénade, mystificateur avec Masetto, ordonnant ce qu'il faut faire à Leporello, dans le seul but d'indiquer le sens de la marche.

C'est dans cet air du Champagne que se traduisent au mieux le mouvement, la trépidation, la chasse haletante et allègre, l'ivresse et le démonisme de notre homme du jour.


03/02/2014
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L’ère Liebermann à l’Opéra de Paris

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Rolf Liebermann (1910-1999) s'est construit la réputation d'un homme légendaire en ce qui concerne l’opéra contemporain. Cet ouvrage tente de montrer comment ce statut s’est construit tout au long de la carrière de cet administrateur d’opéra. Le succès qu'il remporte à la tête de cette maison encourage les pouvoirs publics à lui confier les destinées de l'Opéra de Paris qu'il dirige de 1973 à 1980. Une grande exposition organisée à la Bibliothèque de l'Opéra de Paris rend ainsi compte d'une des périodes les plus brillantes du Palais Garnier grâce au renouvellement du répertoire et à l'accueil de metteurs en scène, scénographes et interprètes internationaux les plus talentueux du moment. Ce livre accompagne cette exposition en retraçant le parcours de Liebermann et en évoquant les créations les plus marquantes de cette période dans le domaine du ballet et de l'art lyrique, à travers des témoignages et des textes de ceux qui l'ont connu. C'est un véritable ouvrage de référence sur le sujet, outil indispensable pour les spécialistes de la danse et de l'art lyrique, mais également pour tous les passionnés de la scène.

Format 24 x 28 cm à la française - 304 pages, environ 250 illustrations
Ouvrage relié - Imprimé sur papier couché mat 150 g - PVP 49 euros


31/01/2014
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