Mon monde, mon âme et le reste

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Pour se creuser les méninges


Petit lexique de la pensée et de l'histoire

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Une nouvelle rubrique qui va nous promener dans les méandres de l'histoire, de la philosophie, de la sagesse et des grands personnages qui ont fait notre Histoire.

 

Pour débuter ce beau parcours, la ville de Delphes va nous accueillir.

 

Ville de Phocide, sur le versant sud-ouest du Parnasse, où Apollon avait un temple et rendait les oracles par la bouche de la Pythie. Delphes rayonna sur l'ensemble du monde grec du VIIe au IIIe siècle av. J.-C. Tombée ensuite en désuétude, elle retrouva sa réputation sous l'Empire romain. Consacré aux dieux Apollon et Dionysos, le sanctuaire a fait l'objet de fouilles qui ont permis de mettre à jour les trésors d'Athènes et de Mégare (petits temples construits généralement aux frais d'une cité). Le nombril du monde ("omphalos"), symbolisé par une pierre circulaire au centre du site, témoigne de la place de Delphes dans l'Antiquité grecque. Le site, particulièrement riche et préservé, comprend les temples d'Apollon et d'Athéna, un théâtre, un stade, des portiques et de nombreuses sculptures dont le célèbre Aurige du sanctuaire d'Apollon, bronze datant de 470 av. J.-C. représentant un conducteur de char aux jeux pythiques de Delphes. Le site a été classé comme un haut lieu du patrimoine mondial par l'Unesco en 1987.


23/08/2015
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Les mots de la psychanalyse

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Complexe d'Oedipe :

Concept central de la psychanalyse théorisé par Freud. Il désigne les pulsions amoureuses que l'enfant, vers l'âge de trois ans, ressens envers le parent du sexe opposé, tandis que celui du même sexe est perçu comme un rival à éliminer.

 

Surmoi :

Dans la seconde version de la théorie de l'inconscient de Freud, le surmoi désigne l'instance psychique qui se forme au cours de l'enfance par intériorisation des interdits et des règles morales qui nous sont légués par les parents. Son origine serait la dissolution du complexe d'Œdipe par peur de la castration : l'enfant adopte les interdits parentaux en abandonnant ses désirs incestueux. Le surmoi serait compos de deux structures psychiques : l'idéal du moi (représentation de soi constituée d'éléments extérieurs idéalisés) ainsi que la censure morale et critique censée guider le comportement en société. Le surmoi serait l'un des trois éléments constituant l'inconscience avec le moi et le ça (réservoir de pulsions), et jouerait un rôle important dans la maîtrise des pulsions.

 

Psychose :

Ce terme a été crée par le psychiatre Ernst von Feuchtersleben (1806-1849) comme corollaire du mot « névrose » inventé par William Cullen en 1769. Alors que la névrose était censée correspondre aux maladies des nerfs, la psychose devrait décrire les maladies du psychisme ou de l'âme. Elle désignait les aliénés souffrant de délire. Le terme sera repris par la psychanalyse dans ce sens.

De nos jours, le mot psychose tend à être réservé aux troubles caractérisés par l'altération du sens de la réalité, comprenant les délires, les hallucinations et manque de conscience des problèmes de la part de la personne atteinte. Il s'agit par exemple de schizophrénie, des troubles délirants (paranoïa chronique) ; des troubles psychotiques brefs ; du trouble bipolaire (maniaco-dépression) ; des troubles psychotiques liés à la prise de stupéfiants ; et des troubles psychotiques non spécifiés.


17/07/2015
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Les douze dieux de Rome : Partie ONE

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Les dieux romains sont un peu comme une transposition des divinités grecques. Sauf que ce n’est pas tout à fait la réalité, car il existe à Rome une mythologie propre au pays. Une mythologie entière qui ne doit rien à une quelconque influence étrangère.

Un fond mythique totalement latin qui n’a aucun trait de ressemblance avec les autres théogonies et cosmogonies.

C’est pourquoi cette rubrique sera accès autour d’une structure logique.

-          Présentation en deux parties de douze dieux de Rome

-          Présentation des thèmes principaux dans l’Antiquité avec comme point de départ, celui de l’amour.

-          Les lieux

-          Le rapport de cette mythologie avec l’art et notamment la peinture et la sculpture.

-          Les monuments

-          L’artisanat

-          Et enfin, le résultat de ce passé lorsque que l’on le regarde aujourd’hui.

Voilà en gros la structure de ce cours qui va nous occuper pendant pas mal de temps.

L’interactivité sera, je l’espère, au rendez-vous.

 

Le dieu romain avec son équivalent grec.

 

1)      Diane(Artémis).

C’est la déesse de la chasse, de la lune et de la magie. Sa défense se fait à l’aide de son arc, de ses flèches et de son fameux croissant de lune.

Ancienne divinité de la nature sauvage et des forêts, elle est révérée à Rome comme déesse de la chasteté et de la lumière lunaire. C’est la symbolique du croissant qui pare sa chevelure.

 

2)      Junon(Héra)

C’est la reine du ciel et celle qui protège les femmes mariées. Son objet de défense est son sceptre.  C’est la protectrice des fiançailles, du mariage et de la grossesse. Elle protège les femmes qui ont un statut officiel dans la Cité : les matrones (femmes mariées).

 

3)      Mars(Arès)

C’est le dieu de la guerre. Il est équipé d’un casque, d’une pique, d’une épée et d’un bouclier.

Dieu guerrier, il l’est aussi du printemps car c’est la période où les combats se déroulent. Le mois qui porte son nom est le premier de l’année romaine.

 

 

4)      Jupiter(Zeus)

Roi du ciel et de la lumière diurne, il possède la foudre et un aigle déployé.

Bienfaiteur à Rome, un grand nombre de temple lui est dédié. Le plus célèbre étant celui du Capitole où il est adoré avec minerve et Junon. La fameuse triade capitoline.

Les fêtes les plus importantes : Jupiter optimus, Maximus…

 

5)      Mercure(Hermès)

Dieu du commerce et message céleste. Ses fameuses sandales ailées et son caducée sont célèbres. Il est le dieu des voyageurs en même temps qu’il est messager des dieux

. Dés sa naissance, il a volé les bœufs d’Apollon, le trident de Neptune, l’épée de Mars et la ceinture de Vénus. C’est donc logiquement qu’il est aussi le dieu des voleurs.

 

6)      Minerve(Athéna)

Déesse de la technique et des sciences, elle porte une jolie égide et un casque.

                Déesse italique des Artisans et des Marchands, elle apparait d’abord en Etrurie avant d’être introduite dans la triade capitoline.  Elle est assimilée ensuite à Pallas Athéna. Elle est la pierre angulaire de la vie scolaire et intellectuelle de la Cité.

 

Comme d’habitude c’est simple, concis et incomplet car c’est ensuite vous qui devez creuser le sujet.

A bientôt pour la seconde partie de ce cours passionnant.


14/06/2015
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Un peu de voyage philosphique avec tonton Arthur

Blog de carlitablog :Tendance et Rêverie, Petit tour dans le monde de la philosphie : Arthur Schopenhauer (1788-1860)

 

 

Ce philosophe, tardivement reconnu, est célèbre pour sa philosophie tragique et pessimiste : l'humain étant condamné à souffrir du fait de sa condition, il ne peut connaître de bonheur qu'illusoire et éphémère. Il a été un modèle pour nombreux philosophes et écrivains.

 

Le monde que l'on connaît est notre représentation. Mais l'expérience de notre corps nous enseigne aussi que tout besoin, tout désir se traduisant immédiatement par un mouvement du corps, celui-ci est le phénomène (au sens kantien) de notre volonté, son objectivation.

En généralisant cette observation, on  peut dire que tous les êtres, de la pierre à l'homme en passant par l'animal, sont l'objectivation d'une volonté. Le monde lui-même est donc, au-delà de la représentation que nous en avons, une volonté entièrement libre.

 

Nous sommes condamnés à une existence misérable, nous sommes condamnés à une existence misérable : notre représentation du mon de n'est qu'un rêve produit par notre cerveau, et notre volonté nous condamne à la souffrance. Tout vouloir particulier a en effet pour principe un manque, donc une douleur.

La vie est une farce.

Pour sortir de cette souffrance, il faut s'affranchir de l'empire exercé par le vouloir-vivre. Au premier degré de la délivrance se trouve l'art, qui nous fait pénétrer dans l'univers de la contemplation pure.

 

 

Les œuvres principales :

La quadruple Racine du principe de raison suffisante

Le monde comme volonté et comme représentation

L'art d'avoir toujours raison

Parega et Paralipomena


01/05/2015
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Comptage tout en spiritualité et théâtralité

Blog de carlitablog :Tendance et Rêverie, Comptage tout en spiritualité et théâtralité

1- Comme l'unité est la base, le fondement et le premier de tous les nombres.
2- Parce qu'il y a deux facultés nécessaires pour la parfaite connaissance de toutes choses : le sens et l'entendement.

3- Parce que le nombre de trois est celui de la perfection, selon Aristote.
4- Parce que la philosophie a quatre parties : la logique, morale, physique et métaphysique.
5- Parce qu'il y a cinq universelles : le genre, l'espèce, la différence, le propre et l'accident, sans la connaissance desquels il est impossible de faire aucun bon raisonnement.

6- Parce que le nombre de six est le nombre du travail.
7- Parce que le nombre de sept est le nombre de la félicité.
8- Parce que le nombre de huit est le nombre de la justice, à cause de l'égalité qui se rencontre.

9- Parce qu'il y a neuf Muses.
10- Parce que, comme on ne peut passer le nombre de dix sans faire une répétition des autres nombres, et qu'il est le nombre universel.


08/08/2014
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Philosophie : A t'on besoin d'autrui?

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Un revival de circonstance en ces temps trop troublés :

 

 

"L'enfer c'est les autres" écrivait Jean-Paul Sartre.

Parce qu'il a le visage de la différence, autrui est tour à tour craint, convoité, inaccessible, jalousé ou incompris...

Pourquoi ne parvenons-nous donc pas à nous passer de lui?

 

 

Les philosophes ayant mis au cœur de leur réflexion ce thème sont assez nombreux :

 

Aristote : Au cœur même de la cité, Aristote à montré la place centrale de l'amitié. "Et quand les hommes sont amis, il n'y a plus besoin de justice, tandis que s'ils se contentent d'être justes, ils ont en outre besoin d'amitié".

Mais celle-ci n'est pas seulement utile pour lier la communauté, elle l'est tout autant pour accéder au bonheur. (cf. un de thèmes précédents).

Aristote distingue trois sortes d'amitié, et je vous encourage vivement à les étudier en dehors de ce billet.

 

Pour George Hegel, chaque individu souhaite être reconnu par autrui.

"C'est de cet autre, c'est de la reconnaissance par cet autre  que dépendent sa valeur et sa réalité humaine".

 

Pour Emmanuel Levinas, deux yeux, un nez, une bouche..., le visage est chez Levinas la première chose que l'on voit chez autrui.

Et ce visage n n’est pas innocent. Par sa fragilité qui nous rappelle la faiblesse inhérente de la nature humaine, ce visage nous appelle.

Il nous donne une responsabilité envers autrui. C'est le premier pas de l'éthique qui évite de réduire l'autre au même pour le reconnaitre dans son altérité.

C'est donc la première étape de la philosophie qui met autrui au cœur de notre relation avec le monde.

 

 

 

Un beau programme n'est ce pas? Surtout si on ajoute à ça, un Sartre.

 

Et si on étudie tous ça avec attention que pourra t'on en tirer?

 

Pour grandir, parler et prendre confiance en soi, autrui est donc indispensable.

Mais cela ne signifie que les relations entres les hommes, bien que naturelles, soient évidentes.

Dans l'état de nature hobbesien "l'homme est un loup pour l'homme".

Contre cette nature humaine radicalement mauvaise, Thomas Hobbes prônera un pouvoir politique absolu pour faire régner la paix et la sécurité.

D autres philosophes seront bien évidemment beaucoup plus nuancés.

Mais l objectif est identique : fonder une communauté où tous peuvent vivre malgré la diversité des individus et des groupes.

Cependant, autrui est aussi celui qui existe en dehors de la communauté. Or pour Freud, les liens amicaux qui se créent dans un groupe social supposent une agressivité plus importante à l encontre des étrangers.

Vivre avec les autres n est donc pas un long fleuve tranquille, car il ne s agit pas seulement de les reconnaître, mais aussi de leur laisser la place de vivre et de s exprimer.

Conflits, guerres et violences criminelles prouvent chaque jour la difficulté des relations humaines.

Pourtant si devant les bouchons, le journal télévisé ou les cris de vos patrons ou profs, l envie vous prend de faire vos valises et de devenir ermite dans un coin reculé du Tibet, réfléchissez.

Avec autrui, tout est difficile; cependant, sans lui, l existence même perd sa saveur.

Et il existe une relation particulièrement aboutie envers les autres : l amitié.

Et Montaigne d affirmer : " Si on me presse de dire pourquoi je l aimais, je sens que cela ne se peut exprimer, qu’en répondant : "Parce que c était lui; parce que c était moi".

Si ni l amour, ni la sympathie ne peuvent être expliqués rationnellement, ils sont sûrement lune des meilleures raisons pour affirmer qu’autrui est indispensable.

 

 

Si avec ça je ne suis pas plus avancé et que je ne me suis pas recadré, j abandonne vraiment et je file au Tibet.

 

 

Embrassade à vous.


06/06/2014
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La très jolie histoire de l'Hôtel Hilbert.

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Le directeur de l'Hôtel Hilbert est fort embarrassé. L'établissement qu'il doit gérer possède une infinité de chambres. Pour l'heure, toutes les chambres sont occupées par des voyageurs munis de leur réservation. Mais, profitant d'un moment d'inattention du concierge, ces clients indisciplinés ont investi l’hôtel, au petit bonheur la chance, en négligeant de vérifier que le numéro de la chambre correspondait à celui du bulletin de réservation. Un désagrément ne venant jamais seul, une infinité de clients ayant eux aussi réservé leur place font le pied de grue devant le comptoir du concierge, dans l'attente d'être logés le plus rapidement possible. Le directeur affolé se tourne alors vers le concierge et crie " Nous sommes perdus. La situation est inextricable. Les clients mécontents vont nous écharper". L'homme aux clés d'or, qui se pique de mathématiques, répond d'un ton parfaitement impassible : "Je ne pense pas. Je vais faire une annonce et demander à nos chers clients qui attendent de se diriger vers leur chambre et de déloger leur occupant."

-Et alors?

-Dés que les clients dérangés seront revenus dans le hall, je renouvellerai on annonce

- Mais nous allons à nouveau nous retrouver avec des clients sans chambre, fait le directeur dubitatif. Peut-être même une infinité.

- Qu'à cela ne tienne, rétorque le concierge, je vais réitérer mon annonce une infinité de fois. Au bout du compte, tout le monde aura trouvé chaussure à son pied, si j'ose m'exprimer ainsi.

-Vous êtes sûr de votre coup? demanda le directeur d'un ton sceptique.

- Certain. Le théorème de Cantor-Bernstein, plus précisément sa démonstration, est formel.

- Théorie, théorie. Ca va prendre un temps fou. Les clients vont déambuler dans les couloirs pendant une éternité. Adieu repos, tranquillité et bénéfices. Votre solution est impraticable.

-Je me demande si on n'est pas dans la théorie depuis le début de cette histoire, dit le concierge.

-Soyons sérieux, reprit le directeur. Branchez votre interphone et faites une annonce simultanée à toutes les chambres et au hall.

-Quelle annonce?

-"Cher client, veuillez instamment rejoindre la chambre dont le numéro figure sur votre bulletin de réservation."

- Ah si vous dégainez une bijection, c'est plus du jeu, fit le concierge.

-Arrêtez avec votre charabia mathématique et obtempérez, s'il vous plait, ricassa le directeur. Je voudrais, au plus vite, mettre une fin à cette histoire... à dormir debout.


13/04/2014
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