Mon monde, mon âme et le reste

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En colère


Les grèvistes ? Une belle bande d’enculés

Un petit billet vengeur pour ceux qui vont vraiment souffrir demain. Et moi un peu ce soir. Courage camarades.

 

 

Allez, voilà un merveilleux billet qui va permettre à un certain nombre d’entre vous de faire marcher la branlette intellectuelle et idéologique en commentaire, ne me remerciez pas. J’ai fait la grave erreur, hier, d’avoir un échange assez long avec un connard bossant à la SNCF, gréviste. Je sais qu’il lira ce billet, pas de souci, je l’inclus dans “la belle bande d’enculés” de mon titre délicat. C’est vraiment passionnant et super intéressant toute la merde qui peut être dite par “ceux qui pensent”, c’est bien de parler de Marx, des étudiants, de la lutte des classes, vous voulez pas parler de mon cul aussi dans la foulée ? Je suis persuadé que ce sera tout aussi utile.

Soyons clairs, c’est quoi la grève des transports aujourd’hui ? Je vais vous le dire. Ce sont des syndicats de merde, calculateurs, qui mènent une stratégie de pression basée sur le mensonge, dans le seul et unique but de faire plier le gouvernement. Les politiques aussi sont des enflures notez, l’un empêche pas l’autre. Mais aujourd’hui je parle des grévistes.

Dans mon quotidien à moi, qui ne suis pourtant pas à plaindre, c’est quoi la grève ? - C’est ne pas pouvoir bosser de manière convenable pendant plusieurs jours. - C’est manquer me tuer lamentablement ce matin, sur la route. - C’est manquer des rendez-vous importants, aussi bien personnels que professionnels. Quand je dis “importants”, je ne le dis pas à la légère. Hier après midi nous avons vraiment frôlé LE drame, qui pouvait foutre en l’air des mois de travail (au passage, les chauffeurs de taxi aussi sont des enculés).

Quoi d’autre ? A oui, mon exemple préféré. Comme certains d’entre vous, je suis équipé d’une mère, qui habite loin. Cette femme a bossé toute sa vie, bien au delà des 40 ans, pour toucher aujourd’hui une retraite inférieure à 600 euros par mois. Le mois dernier, elle a utilisé un peu plus de 20% du montant de sa retraite pour acheter un billet de train, pour aller voir son fils à Paris. Elle est en mauvaise santé, et ne pourra donc pas jouer au jeu du “je vais à la gare voir si un train part, s’il ne part pas j’attendrais celui qui part peut être dans 6 heures”, d’autant qu’elle habite elle même à deux heures de la gare. Donc non, elle ne partira pas. Et vous savez quoi ? Elle ne se fera pas rembourser non plus, parce que des billets preums, ça n’est pas remboursable, même en cas de grève (cas de force majeure).

Oui, c’est un exemple, un seul, mais je crois que je ne suis pas le seul à en avoir de ce genre, mais peu importe. Alors oui je peux supporter et soutenir une grève dure et bloquante justifiée, pour des gens qui perdent leur travail, pour des gens qui gagnent une misère dans des conditions de travail déplorables, pour des gens victimes d’injustices. Aucun souci avec ça. Par contre, la même chose appliquée à une bande d’enculés qui gagnent mieux leurs vies que moi, pour un travail plutôt peinard, et une flopée d’avantages sociaux dont je ne verrais jamais le dixième appliqué à ma profession, c’est pitoyable. Juste parce que ces enculés ne veulent pas bosser deux ans de plus, soit toujours moins que moi.

Ah oui putain PARDON ! J’avais oublié, il existe certains cheminots qui doivent se lever le dimanche matin à l’aube pour faire tourner des trains. Oh putain le DRAME ! Vite, prenons en otage toute la France, vite !

… Si tu veux pas te lever le dimanche matin pour conduire un train connard, tu fais pas cheminot dans la vie. J’en connais d’autres qui aimeraient bien se lever le dimanche matin à 4h.

J’exècre donc ces individus qui ont la volonté de me faire chier MOI, pour leur seul et unique bon vouloir, égoïste, gerbant. Car oui, j’y tiens, c’est à moi qu’ils s’attaquent, le patronat et le gouvernement n’en ont rien à branler des grèves, ils ont des chauffeurs, et aucune obligations proches des miennes.

N’oubliez pas de me traiter de crétin, de droitiste (alors que j’estime clairement être toujours de gauche), d’idiots, de populiste, de tout ce que vous voulez, vous avez évidement raison, je n’ai surtout pas vos incroyables facultés intellectuelles, votre culture politique sublimée, votre brillante repartie idéologique, et tout ce qui va avec.

N’oubliez pas aussi de me raconter en quoi toutes ces grèves sont justifiables et importantes au nom des nobles idéaux d’extrême gauche qui vous font tant triper. Vous avez raison d’y croire, sauf que les grévistes, ils en ont strictement rien à branler de Marx, ils ont probablement tous voté Sarko d’ailleurs, contrairement à moi.

Et puis chacun pour soit surtout hein ! Bonne branlette, ciao.

 


13/06/2014
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Le début de la lutte finale

Paris, quelque part dans le Texas européen. - Merci les médias (mention spéciale à la télévision et aux JT). Merci les manipulateurs de symboles. Merci la disparition totale de la gauche. Merci la crise inventée et imposée. Par ordre d'apparition dans ce merveilleux story-telling rondement mené. Pour un résultat qui, de toute façon, pour ceux et celles qui connaissent les scrutins électoraux nationaux depuis 25 ans, n'étonnera personne. Allez, continuons à jouer avec le peuple. Continuons à croire que l'on peut contrôler les foules. Continuons à diviser les gens. Mais continuons aussi à dire que le vote frontiste est un vote ouvrier. Que le Front National n'est pas une bande de clowns alors que ce parti a transformé (en apparence et en moins d'un an) son programme économique néo-conservateur libéral digne de Reagan à un soi-disant souci constant de lutte anticapitaliste démondialisée et sociale. Sans qu'aucun journaliste mainstream ne le discrédite définitivement à ce sujet. Tout en cherchant parallèlement mille faiblesses aux autres acteurs politiques. Tout en hurlant que la moindre gestion publique des richesses et des structures principales pour l'intérêt commun est désormais une hérésie. Comme c'est curieux toute cette magie. Et continuons à croire que l'on pourra toujours s'en sortir individuellement en laissant le système actuel (dont le FN représente la quintessence politico-culturelle, l'astuce suprême) diriger notre société et nos vies, tout en focalisant l'attention sur des débats sociétaux dérisoires. Sans changer le cadre. Tout ira bien.


07/02/2014
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Le cinéma à deux vitesses bientôt dans les salles?

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Le cinéma, art populaire par excellence, se voit attaquer d’un peu tous les côtés. Ses intermittents qui ont des avantages sociaux plus importants que le reste de la population, les acteurs surpayés au regard de la rentabilité des œuvres, Depardieu qui s’évade fiscalement, les prix distribués à la tête du client ou en fonction de la direction du vent et j’en passe. Oui, mais voilà pour moi le plus gros scandale autour de cet art n’est pas présent dans la liste ci-dessus, non ce qui m’énerve le plus est la « géniale » idée, que certains propriétaires de salle et notamment celui du Pathé Wepler, à Paris, tentent de mettre en pratique.

Rien de très compliqué en fait, juste faire la création d’un carré VIP à l’intérieur de la salle. Évidemment ce privilège sera possible moyennant finance, genre une place à 15e.

Alors oui pour ce prix-là, le fauteuil sera très douillet, le placement se fera juste en face de l’écran ni trop près, ni trop loin et une hôtesse aura la grande joie de vous conduire là ou vous devez être.

Non, mais sans déconner quoi, il y aura une option à 200e avec massage, goûter gastronomique, garderie pour les bambins si le film n’est pas pour eux. Et encore ce prix n’est valable que si le film n’est pas en relief, puisque le précédent racket du spectateur avait eu lieu avec cette technologie risible. Alors oui il va être possible de frimer pour 2e de plus, oui il va être possible de draguer VIP confortablement installé, mais ce qui fait la qualité d’une séance c’est d’abord le film projeté et de ce côté-là, oui il y a beaucoup à dire.

Voilà, mon rêve est de plus en plus esquinté, le cinéma était un lieu où le nivellement était entier. L’émotion partagée, des inconnus se mêlant à d’autres sans distinction sociale, de race, d’intelligence…

Un cinéma à deux vitesses qui va peut-être s’installer et rien que d’y penser j’ai la tête qui tourne.

Triste affaire à suivre même si comme d’habitude, c’est le public qui va faire le succès ou non de ce truc odieux.

Côté tristesse le dernier mot sera pour un le patron des cinémas Gaumont, François Ivernel

« On voit entièrement l’écran où que l’on se place, toutes les places sont donc bonnes en termes d’accès au contenu. Ensuite, on peut choisir de s’offrir le luxe de payer deux euros supplémentaires… »

La ségrégation libérale est en route, la question est juste de savoir quelle va être la prochaine cible.


23/01/2014
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