Mon monde, mon âme et le reste

Mon monde, mon âme et le reste

Cinéma : VALÉRIAN ET LA CITÉ DES MILLE PLANÈTES


 

 

Synopsis : 

Au 28ème siècle, Valérian et Laureline forment une équipe d'agents spatio-temporels chargés de maintenir l'ordre dans les territoires humains. Mandaté par le Ministre de la Défense, le duo part en mission sur l’extraordinaire cité intergalactique Alpha - une métropole en constante expansion où des espèces venues de l'univers tout entier ont convergé au fil des siècles pour partager leurs connaissances, leur savoir-faire et leur culture. Un mystère se cache au cœur d'Alpha, une force obscure qui menace l'existence paisible de la Cité des Mille Planètes. Valérian et Laureline vont devoir engager une course contre la montre pour identifier la terrible menace et sauvegarder non seulement Alpha, mais l'avenir de l'univers.

 

 

L'art, est pour moi, un des derniers bastions ou l'on doit garder son âme d'enfant et non pour la perdre pour faire est le symbole de la grande perdition absolue. Et encore plus ici avec les moyens financiers et le support d'une histoire qui aurait fait tutoyer le prodigieux. 

Mais non Luc BESSON a été conforme à la société qui,l'entoure : il a fait du publicitaire, il a fait du beau sans fond, il a piétiné la quête de la pierre philosophale en faisant du vide avec le tout. 

Car si ce film avait coûté 3 francs 6 sous, pourquoi pas. Mais La on parle de millions et même de plusieurs , de beaucoup. 

Un banquier créateur je n'en ai pas trop connu ou alors un dernier il s'est fait virer,  c'était moi.

Qu'est ce que vous voulez que je vous dise de plus? 

Que c'est beau, qu'il y a de la couleur sympa, que l'histoire est parfois marrante, que c'est vaguement tendre ... soit il y a de ça mais il y a les esquisses de ça partout mais au  niveau de la profondeur, on est pas prêt de trouver une racine d'arbre alors imaginez du pétrole!!!!

 

Ce n'est même pas mauvais non plus,c'est juste plat, neutre, vide, feignant, sans âme.

 

Non c'est juste marketing et a priori bien fiocellé puisque les gens condamnent ça à longueur de temps et pourtant ils vont remplir les salles, acheter Les trousses du héros, la gourde du film, le déguisement de l'héroïne et un thermomètre pour les parents car 150 é pour une séance des parents avec 3 gamins, cela doit donner un peu de fièvre. 

 

D'un côté LUC c'est un peu l'anagramme d'où,le spectateur à un peu mal apres la séance, du moins celui qui pensait encore que le rêve pouvait se faire offrir. 

 

Sacré LUC va, un beau compte en banque mais déjà si vieux.  

 

 

Chaun sa démission camarade, apres tout tu ne forces personne hein. 


01/08/2017
0 Poster un commentaire

Cinéma : The CIRCLE

 

 

 

Synopsis :

Les Etats-Unis, dans un futur proche. Mae est engagée chez The Circle, le groupe de nouvelles technologies et de médias sociaux le plus puissant au monde. Pour elle, c'est une opportunité en or ! Tandis qu'elle prend de plus en plus de responsabilités, le fondateur de l'entreprise, Eamon Bailey, l'encourage à participer à une expérience révolutionnaire qui bouscule les limites de la vie privée, de l'éthique et des libertés individuelles. Désormais, les choix que fait Mae dans le cadre de cette expérience impactent l'avenir de ses amis, de ses proches et de l'humanité tout entière…

 

 

 

 

Allez hop c'est les vacances et sa brouette de films encore plus feignants que d'habitude. La recette est toute simple : un thème à la mode, un scénario minimaliste écrit automatiquement, une prise de risque réduite à zéro, deux trois effets trafiqués qui vont plaire à un public déjà conquis et surtout pas d'objets menant à la réflexion czr en terme normal cela fatigue mais que dire en temps de congés. 

 

Alors pour la parfaite exécution de de plan THE CIRCLE est un film réussi. 

 

Mais pour le reste ce n'est pas vraiment le cas. Il y a quand même encore des gens qui aiment le cinéma dans la façon qu'il a d'apporter un supplément d'âme entre le début de la séance et sa fin. 

 

Et la de cette rêverie que nenni, non que dalle.

Le traitement sulfaté imposé et infligé au sujet bateau de cette œuvre, celui du danger du virtuel des réseaux sociaux qui menace la vie privée de chacun, BIG BROTHER le maléfique rodant pour tout dévorer, est à oublier assez vite. 

 

Du cinéma jetable, du cinéma feignant, du cinéma scolaire mal fichu, du cinéma jetable qui gratte plus que le sable, du cinéma dispensable quoi. 

 

Du scolaire qui enfonce des portes ouvertes qui tombe assez bien puisqu'il n'infligera pas trop de peine aux 4/5 spectateurs qu'il aura, été obligé et rien que pour cela, ce film méritera pas l'échafaud. 

 

Biz à EMMA, qui elle aussi, a bien œuvrer dans l'accomplissement de son cahier de vacances. 

 

Un film chiant a défaut du pamphlet qu'un tel sujet aurait mérité 

 

Après c'est certain quand on a pas de talent, il ne vaut mieux pas essayer. 

 

2/5. 

 


25/07/2017
0 Poster un commentaire

Cinéma : LE CAIRE confidentiel

 

Synopsis : 

Le Caire, janvier 2011, quelques jours avant le début de la révolution. Une jeune chanteuse est assassinée dans une chambre d’un des grands hôtels de la ville. Noureddine, inspecteur revêche chargé de l’enquête, réalise que les coupables pourraient être liés au président Moubarak.

 

 

 

Tarik SALEH réalise une œuvre immense avec ce film percutant pour absolument tout nos sens. La panoplie des sentiments que le spectateur éprouve est gigantesque. D'une sensation légère à la plus percutante en passant par tout l'éventail des autres possibilités, rien ne manque et c'est assez jouissif à constater et ressentir. 

Le plaisir est d'abord visuel avec cette expédition diurne et nocturne dans cette ville charnelle, sensuelle et spectrale. Puis l'intensité des émotions augmente avec cette rencontre avec des personnages aussi variés que complexes. 

Fares FARES, l'acteur principal du film, avec un jeu exceptionnel, le portant dans une sphère qui n'était pas si simple.  

La profondeur sociale qui teinte l'histoire apporté un supplément d'âme pas inintéressant du tout. 

Pour les petits défauts, on notera une sophistication inutile lors de certaines actions, lors de certains dialogues et lors de l'adaptation du scénario vers l'écran.

La narration souffre aussi de quelques faiblesses. 

 

Un polar noir et haletant qui mérite quasiment son qualificatif de chef d'œuvre et même si on n'ira pas aussi loin dans l'idolâtrie, il restera quand même à dire que ce film est absolument indispensable.

Une urgence.

 

4.4/5


05/07/2017
0 Poster un commentaire

Cinéma : AVA

Synopsis :

Ava, 13 ans, est en vacances au bord de l'océan quand elle apprend qu'elle va perdre la vue plus vite que prévu. Sa mère décide de faire comme si de rien n’était pour passer le plus bel été de leur vie. Ava affronte le problème à sa manière. Elle vole un grand chien noir qui appartient à un jeune homme en fuite…

Une œuvre sensible et sensuelle qui marque encore plus la carrière d'une actrice en devenir Laure CALAMY. Celle de Noee ABITA, qui débute, prendra assurément le même chemin, est peut-être, en nettement moins de temps. 

La transgression qui est diluée tout au long de cette œuvre apporte un grand supplément d'âme à tous les autres succulents ingrédients.

 

La sensualité de l'héroïne est d'une beauté spectrale. On se régale de l'érotisme de l'action. 

La musique qui peuple toute l'histoire de l'œuvre est un aussi gros délice. 

Une orgie pour l'ensemble de nos sens et une jouissance qu'on a adoré.  

On reprochera un peu trop de sagesse et un rétro pédalage à certains moments. 

Une premier long métrage très abouti qui en verra d'autres de la part de sa réalisatrice, Lea MYSIUS.

Vivement la suite donc et elle s'annonce alléchante. 

4/5


27/06/2017
0 Poster un commentaire

Cinéma : Ce qui nous lie

 

Synopsis :

Jean a quitté sa famille et sa Bourgogne natale il y a dix ans pour faire le tour du monde. En apprenant la mort imminente de son père, il revient dans la terre de son enfance. Il retrouve sa sœur, Juliette, et son frère, Jérémie. Leur père meurt juste avant le début des vendanges. En l’espace d’un an, au rythme des saisons qui s’enchaînent, ces 3 jeunes adultes vont retrouver ou réinventer leur fraternité, s’épanouissant et mûrissant en même temps que le vin qu’ils fabriquent.

Cédric KLAPISCH revient avec un film assez réussi dans sa globalité et qui contient des ingrédients très alléchants qui distribue une dose nécessaire de bonheur.

Ce film, même s’il est dans l’esprit des productions de son créateur, est diffèrent dans sa façon de pénétrer nos sens. Il y a une délicatesse nouvelle, plus rude, plus percutante, plus évanescente.

Ce film est une orgie dont les excès se seraient évaporés avec les vapeurs d’alcool qui trainent tout au long de notre œuvre. Pas un instant il ne se fait lourd. Il se contente juste de nous transporter, de nous enivrer.

Rarement je n’avais encore vu un film, qui traite de la vigne, aussi ravissant un sentiment de bonheur parfait ne m’a pas quitté de toute la projection. Et cette pureté organique ne nous lâche pas une fois que l’on doit sortir de la salle.

On l’emporte et on la garde pour soi encore un bon moment.

Le film est si brillamment réalisé que l’on a le sentiment d’apprendre une jolie leçon dans le domaine de l’œnologie.

L’histoire est aussi bien construite que très intéressante.

La beauté des images est un régal pour les yeux avec cette alternance des 4 saisons qui n’est que merveille visuelle.

Les acteurs sont solides et impliqués.

Les dialogues sont justes, sincères et d’une crédibilité inaliénable.

 

 

Si je devais être très critique, je soulignerai le manque de cohérence dans le caractère du frère et des réglages assez légers en ce qui concerne quelques personnages un peu annexes.

Rien de grave mais un petit peu dommageable néanmoins.

Un film d’un dévouement et d’une intelligence rare, un peu la marque de fabrique de son auteur, qui ne se démonte jamais au fil du temps et même au contraire.

On adhère et on adore.

Vivement la suite du programme.

 

4.7/5

 

 

 

 

 

 

 


05/06/2017
0 Poster un commentaire

Cinéma : DALIDA

 

Synopsis :

De sa naissance au Caire en 1933 à son premier Olympia en 1956, de son mariage avec Lucien Morisse, patron de la jeune radio Europe n°1, aux soirées disco, de ses voyages initiatiques en Inde au succès mondial de Gigi l’Amoroso en 1974, le film Dalida est le portrait intime d’une femme absolue, complexe et solaire... Une femme moderne à une époque qui l’était moins ... Malgré son suicide en 1987, Dalida continue de rayonner de sa présence éternelle.

 

Un biopic sur DALIDA, ne pouvait nullement me laisser insensible surtout organisé de cette façon-là.

Une incarnation inconnue, un casting dense et solide, une réalisatrice douce et charmante et garante d’une écriture soignée et quelques autres qualités assez évidentes. Et avouons-le de suite, les promesses du papier ont été tenues honnêtement pour la grande majorité.

Alors oui la prestation de Svera ALVITI, dans le rôle-titre, est pour beaucoup dans la réussite de ce film mais il y a tant d’autres choses de qualité.

On aime être ému de la sorte, on adore être percuté dans l’ensemble de ses sens, on aime chantonner ses chansons désirables, on aime tout l’enivrement qui nous gagne tout au long de cette jolie histoire.

Alors oui c’est conventionnel et un peu ennuyeux parfois mais c’est aussi à voir.

 

Lisa AZUELOS propose une œuvre dense et intéressante, qui ne va certes pas révolutionner le cinéma, mais qui le respecte grandement et qui rend hommage à une artiste adorée de tous et rien que se suffisant-là mérite des grands applaudissements.

 

4/5


11/01/2017
0 Poster un commentaire

Lettre de Blaise Pascal à Monsieur Périer sur le vide

pascal 

 

15 novembre 1647

 

Monsieur,

        Je n’interromprais pas le travail continuel où vos emplois vous engagent pour vous entretenir de méditations physiques, si je ne savais qu’elles serviront, à vous délasser en vos heures de relâche, et qu’au lieu que d’autres en seraient embarrassés, vous en aurez du divertissement. J’en fais d’autant moins de difficulté, que je sais le plaisir que vous recevez en cette sorte d’entretien.

        Celui-ci ne sera qu’une continuation de ceux que nous avons eus ensemble touchant le vide. Vous savez quel sentiment les philosophes ont eu sur ce sujet: tous ont tenu pour maxime, que la nature abhorre le vide; et presque tous, passant plus avant, ont soutenu qu’elle ne peut l’admettre, et qu’elle se détruirait elle-même plutôt que de le souffrir. Ainsi les opinions ont été divisées: les uns se sont contentés de dire qu’elle l’abhorrait seulement, les autres ont maintenu qu’elle ne le pouvait souffrir. J’ai travaillé dans mon Abrégé du traité du vide à détruire cette dernière opinion et je crois que les expériences que j’y ai rapportées suffisent pour faire voir manifestement que la nature peut souffrir et souffre en effet un espace, si grand que l’on voudra, vide de toutes les matières qui sont en notre connaissance et qui tombent sous nos sens. Je travaille maintenant à examiner la vérité de la première, et à chercher les expériences qui fassent voir si les effets que l’on attribue à l’horreur du vide, doivent être véritablement attribués à cette horreur du vide, ou s’ils le doivent être à la pesanteur et pression de l’air; car, pour ouvrir franchement ma pensée, j’ai peine à croire que la nature, qui n’est point animée, ni sensible, soit susceptible d’horreur, puisque les passions présupposent une âme capable de les ressentir, et j’incline bien plus à imputer tous ces effets à la pesanteur et pression de l’air, parce que je ne les considère que comme des cas particuliers d’une proposition universelle de l’équilibre des liqueurs, qui doit faire la plus grande partie du traité que j’ai promis. Ce n’est pas que je n’eusse ces mêmes pensées lors de la production de mon abrégé; et, toutefois faute d’expériences convaincantes je n’osais pas alors (et je n’ose pas encore) me départir de la maxime de l’horreur du vide, et je l’ai même employée pour maxime dans mon abrégé; n’ayant alors autre dessein que de combattre l’opinion de ceux qui soutiennent que le vide est absolument impossible, et que la nature souffrirait plutôt sa destruction que le moindre espace vide. En effet, je n’estime pas qu’il nous soit permis de nous départir légèrement des maximes que nous tenons de l’antiquité, si nous n’y sommes obligés par des preuves indubitables et invincibles. Mais en ce cas je tiens que ce serait une extrême faiblesse d’en faire le moindre scrupule, et qu’enfin nous devons avoir plus de vénération pour les vérités évidentes, que d’obstination pour ces opinions reçues.

       Je ne saurais mieux vous témoigner la circonspection que j’apporte avant de m’éloigner des anciennes maximes, que de vous remettre dans la mémoire l’expérience que je fis ces jours passés en votre présence avec deux tuyaux l’un dans l’autre qui montre apparemment le vide dans le vide. Vous vîtes que le vif-argent du tuyau intérieur demeura suspendu à la hauteur où il se tient par l’expérience ordinaire, quand il était contrebalancé et pressé par la pesanteur de la masse entière de l’air, et qu’au contraire, il tomba entièrement, sans qu’il lui restât aucune hauteur ni suspension, lorsque, par le moyen du vide dont il fut environné, il ne fut plus du tout pressé ni contrebalancé d’aucun air, en ayant été destitué de tous côtés. Vous vîtes ensuite que cette hauteur ou suspension du vif-argent augmentait ou diminuait à mesure que la pression de l’air augmentait ou diminuait, et qu’enfin toutes ces diverses hauteurs ou suspensions du vif-argent se trouvaient toujours proportionnées à la pression de l’air.

      Certainement, après cette expérience, il y avait lieu de se persuader que ce n’est pas l’horreur du vide, comme nous estimons, qui cause la suspension du vif-argent dans l’expérience ordinaire, mais bien la pesanteur et pression de l’air, qui contrebalance la pesanteur du vif-argent. Mais parce que tous les effets de cette dernière expérience des deux tuyaux qui s’expliquent si naturellement par la seule pression et pesanteur de l’air, peuvent encore être expliqués assez probablement par l’horreur du vide, je me tiens dans cette ancienne maxime, résolu néanmoins de chercher l’éclaircissement entier de cette difficulté par une expérience décisive.

      J’en ai imaginé une qui pourra seule suffire pour nous donner la lumière que nous cherchons, si elle peut être exécutée avec justesse. C’est de faire l’expérience ordinaire du vide plusieurs fois en même jour, dans un même tuyau, avec le même vif-argent, tantôt au bas et tantôt au sommet d’une montagne, élevée pour le moins de cinq ou six cents toises, pour éprouver si la hauteur du vif-argent suspendu dans le tuyau se trouvera pareille ou différente dans ces deux situations. Vous voyez déjà sans doute, que cette expérience est décisive de la question, et que, s’il arrive que la hauteur du vif-argent soit moindre au haut qu’au bas de la montagne (comme j’ai beaucoup de raisons pour le croire, quoique tous ceux qui ont médité sur cette matière soient contraires à ce sentiment), il s’ensuivra nécessairement, que la pesanteur et pression de l’air est la seule cause de cette suspension du vif-argent, et non pas l’horreur du vide, puisqu’il est bien certain qu’il y a beaucoup plus d’air qui pèse sur le pied de la montagne, que non pas sur son sommet; au lieu qu’on ne saurait pas dire que la nature abhorre le vide au pied de la montagne plus que sur son sommet.

      Mais comme la difficulté se trouve d’ordinaire jointe aux grandes choses, j’en vois beaucoup dans l’exécution de ce dessein, puisqu’il faut pour cela choisir une montagne excessivement haute, proche dune ville dans laquelle se trouve une personne capable d’apporter à cette épreuve toute l’exactitude nécessaire. Car si la montagne était éloignée, il serait difficile d’y porter les vaisseaux, le vif-argent, les tuyaux et beaucoup d’autres choses nécessaires, et d’entreprendre ces voyages pénibles autant de fois qu’il le faudrait, pour rencontrer au haut de ces montagnes le temps serein et commode, qui ne s’y voit que peu souvent. Et comme il est aussi rare de trouver des personnes hors de Paris qui aient ces qualités, que des lieux qui aient ces conditions, j’ai beaucoup mon bonheur d’avoir, en cette occasion, rencontré l’un et l’autre, puisque notre ville de Clermont est au pied de la haute montagne du Puy de Dôme, et que j’espère de votre bonté que vous m’accorderez la grâce d’y vouloir faire vous-même cette expérience ; et sur cette assurance, je l’ai fait espérer à tous nos curieux de Paris, et entre autres au R.P. Mersenne, qui est déjà engagé, par lettres qu’il en a écrites en Italie, en Pologne, en Suède, en Hollande, etc…. d’en faire part aux amis qu’il s’y est acquis par son mérite. Je ne touche pas aux moyens de l’exécuter, parce que je sais bien que vous n’omettrez aucune des circonstances nécessaires pour la faire avec précision.

     Je vous prie seulement que ce soit le plus tôt qu’il vous sera possible et d’excuser cette liberté où m’oblige l’impatience que j’ai d’en apprendre le succès sans lequel je ne puis mettre la dernière main au traité que j’ai promis au public, ni satisfaire au désir de tant de personnes qui l’attendent, et qui vous en seront infiniment obligées. Ce n’est pas que je veuille diminuer ma reconnaissance par le nombre de ceux qui la partageront avec moi, puisque je veux, au contraire, prendre part à celle qu’ils vous auront, et en demeurer d’autant plus.

Monsieur, Votre très humble et très obéissant serviteur,  Pascal.

 


13/09/2016
0 Poster un commentaire